Merinjade à la gueuse (caviar d’aubergines au basilic)

Je rigole toute seule de mon titre… Sans doute que vous vous demandez si j’ai pris un gros coup de chaud ? ? Et si j’ai grand besoin de faire une pause ? (Ouiiiiiii !) Ou si je suis juste d’humeur joueuse ?
L’histoire fascinante de la « merinjade »
Ce titre et la recette sont empruntés à Gui Gedda. En provençal, la merinjano c’est l’aubergine. Donc la merinjade… C’est l’auberginade ! Plus connue sous le nom de caviar d’aubergine.
Cette préparation ancestrale fait partie intégrante du patrimoine culinaire méditerranéen. Chaque famille provençale a sa propre version, transmise de génération en génération, avec ses petits secrets et ses tours de main particuliers.
Un nom pittoresque chargé d’histoire
Merinjade à la gueuse est simplement le nom donné au caviar d’aubergine au XVIIIe siècle, en Provence. À la gueuse, car la cuisson était très rustique.
Cette appellation témoigne de l’origine populaire du plat. « À la gueuse » signifie « à la manière du pauvre », une cuisine simple mais savoureuse qui sublimait les légumes du potager avec peu de moyens. Aujourd’hui, cette simplicité est devenue un art de vivre…
Ma version inspirée de Gui Gedda
Une recette classique, simple et délicieuse, très appréciée chez nous. Généralement, je cuis les aubergines entières. Soit en papillote avec de l’ail et des herbes. Soit juste posées sur une plaque.
Cette fois, j’ai suivi la recette de Gui Gedda, issue de son livre « Coup de mistral sur la cuisine provençale ». Un livre que je vous recommande +++. Les aubergines sont cuites coupées en 2, ce qui accélère la cuisson et permet une caramélisation parfaite de la chair.
Le secret du mortier pour libérer les arômes
Et j’ai utilisé un mortier pour préparer la pommade. Mais pourquoi faire de la vaisselle en plus et ne pas utiliser le mixeur pour toute la préparation ? Parce qu’avec un mortier et pilon, en écrasant le basilic plutôt qu’en le coupant, vous allez libérer plus d’arômes qu’avec un mixeur.
Cette technique ancestrale brise les cellules des feuilles de basilic sans les chauffer, préservant ainsi tous les composés aromatiques volatils. Le résultat est incomparable : un parfum plus intense et plus complexe qu’avec un mixeur électrique.
Je vous en ai déjà parlé il y a assez longtemps (2009) ICI . J’ai mis un peu moins d’huile d’olive que lui, car j’aime quand la texture reste crémeuse sans être trop fluide.qu’avec un mixeur.
C’est devenu mon rituel estival : je fais une bienfaisante pause numérique. J’éteins tout ! Ordinateurs, tablettes, smartphone seront au repos total pendant la deuxième quinzaine d’août.
On se retrouve donc en septembre pour de nouvelles recettes.
Prenez bien soin de vous !

Auberginade ou merinjade à la gueuse
Ingrédients
- 3 aubergines moyennes
- 3 gousses d’ail
- 3 ou 4 branches de basilic une quarantaine de feuilles
- ½ citron
- 6 à 8 cl d’huile d’olive*
Notes
Conseils pour réussir votre caviar d’aubergines
Le choix des aubergines est crucial : privilégiez des légumes fermes, brillants, sans taches brunes. Les aubergines trop mûres donneront une préparation amère. La cuisson doit être suffisamment longue pour que la chair devienne fondante et légèrement caramélisée.
L’huile d’olive utilisée doit être de qualité, fruité et de première pression à froid. Elle apporte non seulement l’onctuosité mais aussi du goût.
Conseils de dégustation et conservation
Ce caviar d’aubergines se déguste tiède ou à température ambiante, sur du pain grillé, des crackers ou en accompagnement de crudités. Il accompagne parfaitement les grillades estivales et se marie délicieusement avec de la mozzarella fraîche.
Il se conserve 4 à 5 jours au réfrigérateur dans un bocal hermétique, recouvert d’un filet d’huile d’olive.
Note générale concernant les recettes avec une cuisson au four : les temps de cuisson, au four, sont donnés à titre indicatif. Il est nécessaire de les adapter en fonction de votre matériel. Plus d’infos ICI. Vérifiez toujours la cuisson en plantant au centre du cake ou du gâteau, une pique, la lame d’un couteau ou un cure-dent, par exemple. Il doit ressortir bien sec.

Pour la fan d’aubergines que je suis, je vais suivre ta recette » à la gueuse » au début je pensais que c’était de la bière brune mais cela s’écrit avec un Z , je crois: gueuze !
Bonnes vacances Carole
Très bonne pause numérique!
A bientôt.
Bonne pause bien méritée !
En attendant de vous retrouver je vais prendre le temps de continuer d’explorer votre blog plein de recettes que je n’ai pas eu le temps de tester.
A bientôt,
Liz
Merci pour ce titre qui m’a fait rire aussi….le coup de chaud est présent aussi au Nord!….et bonne pause aoûtienne !
Merci pour le sourire estival apporté tant par la recette que par son titre. Profitez bien de vos vacances.
Hi hi….. moi aussi j’ai bien ri en lisant le titre. Je me suis dit une provençale qui cuisine a la bière « c’est enorme ». J’ai tout pour faire ta recette mais je vai attendre des jours meilleurs pour allumer mon four. Depuis quelques jours c’est au-dessus de mes forces, même très tôt le matin. Belles vacances
Bonnes vacances Carole et.. à tout bientôt …?
Je me demande pourquoi on retire la peau, c’est dommage non ? trop dur ? il n’y a pas une astuce, on ne peut pas les intégrer d’une façon ou d’une autre ? Ce printemps , j’ai fait plein de merinjades avec des fèves, qu’est-ce que c’est bon 🙂 Bonnes vacances Carole et reviens-nous avec plein de nouvelles idées !
@ irisa : oui, c’est un z pour la bière ! Merci <3
@ Jaanelou : merci ! A très vite 🙂
@ Lisiane : très bonne exploration (il y a un peu + de 1200 recettes sur le blog... :-D)
Merci et à bientôt 🙂
@ Babeth De Lille : Merci ! Et comme ça je ne rigole pas toute seule 😉
@ Aude : Merci 🙂 je trouve qu'elle fait aussi sourire à la dégustation...
@ Ghislaine : oui, on rigole bien !
Il m'arrive de cuisiner à la bière... Il y a des micro-brasseries un peu partout maintenant, on a même plusieurs bières marseillaises
Merci et à bientôt !
@ Martine : merci et à très vite 🙂
@ Lorraine : on peut la garder, mais on l'enlève pour avoir un résultat plus lisse, une texture plus onctueuse, sans petits bouts de peaux qui gâchent un peu autant le visuel que la texture (on n'arrive pas à mixer complètement la peau). Et pour avoir testé les 2 versions, laisser la peau n'apporte finalement pas grand chose. Merci 🙂
Très bonnes vacances
Sympathique la recette, comme toujours
@ Constance : merci 🙂
Le coup de chaud est présent aussi sur le Cotentin.Marché vendredi et Merinjade à la gueuse ce week-end. Avec quelques gressins et un pain de seigle.Bonne vacances et merci pour toutes ses bonnes recettes,je ne suis jamais déçue.
@ cricri50 : j’avoue que je l’ai cuisiné juste avant le coup de chaud… 😉
Merci 🙂