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Boulettes de viande au lait de coco & curry

Tout un curry dans une seule bouchée, délicieusement parfumée et extrêmement moelleuse. Nul besoin de sauce, ces boulettes se suffisent à elles même … On a a-do-ré !

J’ai une certaine expérience en matières de boulettes … C’est sans doute l’une des premières recettes que j’ai réalisé étant pitchounette. Une amie Italienne de ma grand-mère m’a initié, très tôt, à l’art de la boulette Italienne à la sauce tomate. Les siennes sont les meilleures que je n’ai jamais dégusté et voilà prêt de 30 ans que je m’entraine à faire des boulettes sans jamais égaler sa version … Un tour de main qui m’a échappé ? Ou peut être simplement que le souvenir d‘enfance est exagéré par l‘ambiance un peu spéciale de ces déjeuners chez ma grand-mère. Imaginez que j‘avais le droit de boire de la Badoit à table ! ;)

Vous vous demandez peut-être pourquoi mes boulettes semblent plus « carrées » que rondes … C’est simplement parce que je leur ai donné la forme d’un cube ! Parce que quand on fait cuire, à la poêle et sans trop de matières grasses, des boulettes qu’on s’est appliqué à faire bien rondes, elles s’affaissent … Certaines faces s’aplatissent et au final les boulettes ne sont plus vraiment rondes. Cela n’est pas bien grave quand on les camouffle dans la sauce mais quand on présente la boulette nue, c’est moche et agaçant. Alors je lui donne la forme d’un cube et elle garde à la cuisson, plus ou moins, sa forme initiale.boulettes de viande au curryPoint de déception donc !
Si vous préférez des boulettes bien rondes, la meilleure solution pour qu’elles ne se déforment pas est de les faire frire.

Boulettes de viande au lait de coco & curry

Pour une vingtaine de petits boulettes :
- 600 gr de porc haché (ou veau ou agneau)
- ½ gros oignon
- 100 gr de mie de pain
- 1 petite brique de lait de coco
- 1 œuf
- 1 à 2 c à c de curry en poudre (selon vos goûts, 2 pour moi)
- 1 à 2 c à c de coriandre ciselée (selon vos goûts, 2 pour moi)
- 100 gr de noix de cajou

Éplucher et hacher finement l’oignon.

Verser le lait de coco dans un récipient et mettre la mie de pain à tremper, jusqu’à ce qu’elle soit complètement imbibée.

Dans un récipient, mélanger la viande hachée, l’oignon, le curry et la coriandre. Saler et poivrer. Ajouter la mie de pain imbibée, en la pressant pour ôter l’excédent de liquide. Bien mélanger, ajouter l’œuf battu et mélanger à nouveau jusqu’à obtention d’une farce homogène.

Mixer finement les noix de cajou.

Prélever une cuillère à café bombée de farce, la rouler entre les mains pour lui donner une forme ronde (ou cubique) puis l’enrober de poudre de noix de cajou. Renouveler cette opération jusqu’à épuisement de la farce.

Cuire les boulettes à la poêle, avec un peu de matières grasses et à feu doux-moyen. Tourner les boulettes pour dorer chaque face. Vous verrez, c’est plus facile quand elles ont la forme d’un cube ;)

À déguster à l’apéro ou en plat.

boulettes au lait de coco et curry

Terrine en croûte de mon arrière arrière grand-mère … Un must !

Bon ben … J’ai gagné 10 petits degrés … mais aussi 40 cm de neige fraiche dans mon jardin et il neige à gros flocons. Le petit « tas », à gauche du tronc d’arbre … C’est mon rosier ! Peuchère …

Mon billet est un peu long aujourd’hui car je vous propose ma recette la plus précieuse. Chère à mon cœur, évocatrice de superbes souvenirs, elle déclenche, à chaque dégustation, tourbillons d’émotions et de saveurs. Cette terrine en croute, nommée ainsi dans le titre pour un petit effet de style, est un incontournable de mon repas de Noël … Une tradition familiale tenace et vieille de près d’un siècle ! :o

Aussi loin que je m’en souvienne, elle a trôné sur notre table de fêtes. Attendue chaque année avec impatience, je n’ai jamais été déçue.
Star incontestable de notre repas, cette terrine, appelée familièrement « le pâté de Mamé* » car j’ai toujours vu que ma grand-mère la préparer, est la meilleure que j’ai eu l’occasion de déguster. Topissssssiiiiiiiime (copyright Annéllenor). Et même plus ! Dangereusement bonne car elle fut régulièrement à l’origine d’âpres négociations afin de déterminer qui aurait du rab. Je crois même qu’on aurait pu en venir aux mains pour s’assurer que le dernier morceau atterrirait dans notre assiette. Pour ma part, je me damnerais sans aucune hésitation pour ce pâté.

La recette originale m’a été transmise par la maman de mon arrière grand-père. Si la préparation de la farce est restée identique à la recette originale, la pâte, elle, a évoluée au fil des ans. En partie parce que les indications** de mon arrière arrière grand-mère ne sont pas des plus compréhensibles …
Mon arrière grand-mère et ma grand-mère ont ensuite ajouté leurs touches personnelles et des recommandations*** aujourd’hui obsolètes : elles ont longtemps utilisé une préparation Alsa, pour la pâte, appelée « Feuilletine » qui n’existe plus depuis plusieurs années.
S’en est suivi une période de flou autour de la réalisation de la pâte … Parfois brisée, parfois feuilletée … Aussi, lorsque j’ai récupéré la recette et perpétué la tradition, j’ai ajouté moi aussi mon grain de sel en élaborant une pâte à mi chemin entre la brisée et la feuilletée.

Je dissémine volontairement des extraits du texte d’origine et des remarques de mes aïeules, en italique dans le texte, parce que c’est amusant ou important.

Terrine en croûte de mon arrière arrière grand-mère

Ingrédients pour un moule rond de 20 cm de diamètre :
Farce:
- 250 gr de porc haché par le boucher
- 250 gr de veau haché par le boucher
- Un peu plus de ½ hecto de petit salé haché (75 gr)
- 8 boules de genièvre finement pilées
- Un bouquet composé d’une feuille de laurier, d’une branche de thym et d’une branche de romarin
- Une assez grosse quantité de persil (une dizaine de branche pour moi, ciselées)
- 40 à 50 gr de beurre (20 gr de beurre et une c à s d’huile d’olive pour moi)
- Un bon bol de pain trempé dans du lait (80 gr de mie de pain sèche puis trempée dans du lait pour moi)
- 2 œufs
- Sel et poivre
Pâte :
- 250 gr de farine
- 140 gr de beurre très froid
- 10 cl d’eau
- 1 c à c de sel

Faire tremper le pain dans un bol de lait.
Faire chauffer le beurre et l’huile dans une cocotte. Y ajouter le viande (sauté de veau maigre et rôti de porc sans os pour moi), le petit salé, les boules de genièvre pilées, le bouquet et le persil.
Saler et poivrer. Faire bien revenir le tout. Ensuite ajouter le bon bol de pain trempé, pressé bien entendu. Bien mélanger.
Laisser refroidir puis entreposer au réfrigérateur le temps de préparer la pâte.

Couper le beurre en très petits morceaux.
Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter les morceaux de beurre et mélanger sans écraser le beurre. Ajouter l’eau et mélanger de façon à obtenir une boule mais sans pétrir pour ne pas trop écraser les morceaux de beurre. Filmer et entreposer au réfrigérateur 30 minutes.
Sur un plan de travail légèrement fariné, étaler la pâte au rouleau en forme de rectangle et d’une épaisseur de 1cm. Replier la pâte en 3 dans la longueur, façon portefeuille, puis faire un ¼ de tour à droite. Faire une petite marque dans le coin haut droit, en enfonçant le doigt, pour se souvenir du sens. Entreposer au réfrigérateur pendant 30 minutes.
Effectuer encore 2 fois cette manipulation en respectant le temps de réfrigération de 30 minutes.

Préchauffer le four T6 (180°C)
Beurrer un moule rond et assez haut. Je vous conseille un moule à charnière car le démoulage est délicat.

Sortir la farce du réfrigérateur. Retirer le bouquet. Pétrir avec les 2 œufs entiers.

Abaisser la pâte de la forme d’un grand cercle qui pourra recouvrir le fond du moule et ses côtés. Pour les côtes, on plisse un peu le cercle quand on l’installe.
Ne pas oublier de garder un petit morceau de pâte pour abaisser un petit cercle qui servira de couvercle et 99 (!) losanges ou autres pour faire une petite décoration sur le couvercle. J’ai fait 4 ou 5 losanges que j’ai disposé sur le couvercle.

Mettre la farce sur la pâte et ajouter le couvercle en rabattant dessus, sur les bords, les côtés de la pâte. Bien fermer en collant les 2 bords avec le doigt mouillé et en pinçant.
Il ne faut absolument pas, qu’à la cuisson, la farce puisse s’échapper des bords.
Au centre du couvercle, faire un petit trou dans lequel on introduit une carte de visite roulée qui sert de cheminée. On cachera le trou avec un motif de pâte qu’on aura fait cuire pour la décoration.
J’ai utilisé du papier alu roulé pour faire la cheminée. Il est important, une fois le pâté cuit, de boucher le trou pour que la farce ne sèche pas.

Enfourner et cuire 40 à 50 minutes. Démouler chaud.

Se prépare 2 ou 3 jours à l’avance et se mange froid mais non réfrigéré. Les meilleurs moules sont des cocottes rondes en aluminium. Bien entendu, si on a truffé le pâté, c’est plus délicieux.

Notes :
* Mamé est la traduction provençale de Mamie
** Indications de mon arrière arrière grand-mère pour la pâte : Un peu plus d’½ hecto de beurre, 2 œufs, une cuillère à soupe de lait, une pincée de sel, farine nécessaire à la formation de la pâte. Abaisser la pâte au rouleau d’une épaisseur d’une pièce de 40 sous. Une pincée de levure en poudre après avoir travaillé la pâte.
*** Indications de mon arrière grand-mère et grand-mère : Préparer la croute avec un paquet de Feuilletine Alsa. Elle est beaucoup plus fine et il est certain de bien la réussir avec une feuille et demi. C’est le feuilletage rapide, boite N°1 qu’il faut employer. Voir la notice dans la boite.

Poireaux farcis en papillotes & au romarin

Un peu de légèreté après ces gourmandises plutôt caloriques de ces derniers jours ! Culpabilité ? Que nenni ! J’appellerais ça du bon sens … Faire des excès c’est agréable mais il faut quand même redevenir un peu raisonnable.

Cette recette est simple mais fait toujours son petit effet. On pense rarement à farcir le poireau et pourtant ! Le résultat est très goûteux et plutôt joli non ?

Je remercie Sandrine du blog « Miam maman cuisine » pour m’avoir décerné le prix de l’amitié, et Annellénor du blog « Passion … Gourmandises ! » pour avoir choisi ma recette de Brioche perdue au cacao & chantilly de crème de marrons comme recette de la semaine.
Je suis très touchée et je m’occupe de répondre à ces jeux très rapidement.

Poireaux farcis en papillotes au romarin

Ingrédients pour 4 papillotes :
- 4 ou 5 gros poireaux
- 200 gr de viande hachée (bœuf pour moi)
- 1 ou 2 échalotes selon la taille
- 50 gr de pancetta (ou lard fumé)
- 1 c à s de ciboulette hachée
- 4 gousses d’ail en chemise
- 4 brin de romarin

Couper les poireaux en tronçon. Supprimer les premières feuilles, laver soigneusement les poireaux. Ne pas couper trop prêt des racines car il sera difficile de retirer le cœur.

Faire chauffer de l’eau, additionnée de sel, dans une casserole. Cuire les poireaux 5 minutes puis les tremper immédiatement dans de l’eau froide.
Retirer le cœur en poussant avec le doigt. Garder la moitié des cœurs pour l’ajouter à la farce.

Eplucher et émincer les échalotes. Les faire revenir dans un peu d’huile d’olive. Ajouter la moitié des cœurs émincés, la pancetta hachée grossièrement et la viande hachée. Saler et poivrer. Laisser cuire quelques minutes puis retirer du feu. Ajouter la ciboulette.
Si vous préférez une farce plus compacte, ne pas ajouter la viande et mélanger les ingrédients revenus à la viande hachée crue.

Préchauffer le four à 200°C

Laisser refroidir puis remplir les poireaux de farce. Couper 4 feuilles de papier sulfurisé, y déposer, au centre, 2 ou 3 poireaux farcis, 1 gousse d’ail en chemise et une branche de romarin. Former et fermer la papillote (pour des conseils en vidéo : L’atelier des chefs « Fermer une papillote en papier »)
Enfourner et cuire 20 à 25 minutes.

Cadeaux simples comme un clic !

Bientôt Noël et commence, avec la période des fêtes, celle ou l’on se casse la tête à chercher le cadeau qui fera plaisir … Faîtes donc une pause dans votre intense reflexion ! Juste le temps d’un clic … Et, magie de Noël, il se transformera en cadeaux pour les enfants dévaforisés. Facile non ?

Monbeausapin.org est un site de bande dessinée en ligne qui présente la particularité de comptabiliser ses visites et de les transformer en cadeaux. Juste avant Noël une somme proportionnelle au nombre de visiteurs total sera versée à la Croix Rouge. Le but est donc d’engendrer un maximum de visites pour pleins de cadeaux.
Pour ne rien gâcher, le site est superbe et agréable.
Se faire plaisir et faire plaisir, moi j’adore ! Merci de relayez le message et n’oubliez pas de cliquer. ;)


Mon Beau Sapin : des BD pour la Croix Rouge !

Recommandé par des Influenceurs

Cigares croustillants de hachis Parmentier

Petite séquence nostalgie avec cette recette … sans doute parce qu’aujourd’hui je vieillis d’un an !
Ces croustillants ont le goût de mon enfance. Du temps où j’approchais rarement les fourneaux et où  Maman, grand-mères et tantes cuisinaient pour mes papilles.  Quelqu’unes de leurs recettes  sont irrémédiablement associées à la gourmandise, au plaisir et à l’insouciance. Elles restent aujourd’hui mes préférés et, même si je les revisite un peu, elles gardent ce goût si spécial, procurant un bien-être qui semble démesuré à qui n‘a jamais dégusté les originaux …

Ma tante Geneviève me préparait ces croustillants, à l’origine avec des feuilles de brick et du bœuf. Je les adooorais ! Tellement qu’aujourd’hui, à chaque fois que je les prépare, j’ai l’impression de réaliser un repas exceptionnel malgré la simplicité de ce plat. 

Cigares croustillants de hachis Parmentier

Ingrédients pour 8 cigares :
- 4 feuilles de filo
- 250 gr de veau haché
- 100 gr de saucisse Italienne
- 1 échalote
- 1 c à s de ciboulette
- 2 ou 3 pommes de terre selon leur taille
- 1 ou 2 gousse d’ail
- Un peu de lait

Faire cuire les pommes de terre selon votre habitude. A la vapeur pour moi. Les éplucher et les écraser. Ajouter un peu de lait afin d’obtenir une purée épaisse. Saler et poivrer.

Défaire la saucisse Italienne et la hacher. Eplucher et émincer l’échalote.
Faire revenir dans une poêle, avec un peu d’huile d’olive, l’échalote. Ajouter le veau et la saucisse Italienne. Saler et poivrer. Cuire quelques minutes puis ajouter la ciboulette et l’ail. Un ou deux gousses selon votre goût.

Mélanger la viande et la purée. Goûter et rectifier l’assaisonnement.

Couper les feuilles de pâte à filo en deux. Les feuilles sèchent très vite aussi il est préférable de conserver celles inutilisées sous un linge humide.
Déposer un petit tas du mélange sur le bord de la feuille. Rouler la feuille de pâte à filo sur un tour. Rabattre les bords et rouler serré sur toute la feuille.

Faire dorer les cigares à la poêle. Déguster avec une salade verte. Ils peuvent être préparés à l’avance et réchauffés au four au dernier moment.

La photo de coupe n’est pas très appétissante … mais imaginez ce moelleux associé au croustillant et à tous ces parfums … Huuummmm … Merci ma tante « Jeunevieille » (ça fait bien longtemps que je ne t’ai pas fait raler avec ce petit surnom) pour ce délice.