Alter Gusto

Canistrelli selon D. Lebovitz

J’étais curieuse de voir comment un Américain allait interpréter les canistrelli qui sont des biscuits très simples et peu riches… Des biscuits secs très éloignés de l’esprit des biscuits américains !

David Lebovitz est pâtissier, il a travaillé notamment Chez Panisse pour celles et ceux qui ont déjà entendu parler de ce célèbre restaurant californien. Et il est aussi auteur culinaire, blogueur et journaliste. Il a vécu plusieurs années à Paris. Je le suis sur son blog depuis très longtemps. 

L’idée n’est pas de se moquer… Si un américain allait jeter un coup d’œil à mes recettes de cookies, il ne rigolerait pas du tout, il ferait directement une syncope tellement c’est éloigné de l’esprit du cookie US !

Selon David, les biscuits Américains concentrent beaucoup de saveurs, alors que les biscuits européens sont “quiet”, souvent simples, voire un peu banals – “sometimes somewhat plain”- et se concentrent seulement sur 1 ou 2 saveurs… 
Du coup, pour les canistrelli, il est parti à fond sur l’anis en utilisant des grains d’anis et aussi du pastis. Donc si vous n’aimez pas l’anis, passez votre chemin.

J’avais décidé de respecter sa recette à la lettre mais au fil du déroulé j’ai dû y apporter quelques modifications :
Moins de sucre parce que… C’est juste pas possible !
Et aussi un peu moins de liquide car ma pâte était vraiment très molle. Il y a 2 raisons possibles à cette adaptation : on dit que les farines américaines ont des pouvoirs d’absorption supérieurs. Et le dosage en tasse n’est pas très précis. 
J’ai pas trop compris toutes ses histoires de papier cuisson dans la recette et cela ne m’a pas semblé indispensable de comprendre. ;-)
Ces canistrelli sont différents des miens. Et ils sont très bons, bien parfumés.  Si vraiment je faisais ma chipoteuse, je dirais qu’ils sont un peu plats… 
Et ils sont encore meilleurs le lendemain.

C’est un Marseillais qui rentre dans un bar et qui demande au barman… :-D
J’aime bien ce genre de blague ! Sauf que là, ce n’est pas une blague.
Et qui ne demande pas “un pastis”. Jamais vous ne l’entendrez !
Il va plutôt dire un 51, un Ricard, un Casa… 
Ici, on est un peu tatillon quand il s’agit de pastis. Il n’y en a pas un, mais des.
Nous, on est plutôt 51.
Et vous ?

Canistrelli selon D. Lebovitz

Pour 25 canistrelli :

* entre parenthèses, les quantités de la recette originale
** vous pouvez zapper le vin blanc et utiliser seulement du pastis, soit 110 ml. Ou faire moitié pastis, moitié eau. Mais le pastis est indispensable dans cette recette et ne peut pas être remplacé. Pour une version sans alcool, utilisez un “pastis sans alcool” genre Pacific.

Préchauffer le four à 180 ° C. 

Mélanger la farine, le sucre, la poudre à lever, le sel, les amandes et les graines d’anis.
Faire un puits et ajouter l’huile d’olive, le pastis et le vin blanc. Mélanger d’abord avec une cuillère puis avec les mains jusqu’à obtenir une boule. La pâte est assez molle.

Entre deux feuilles de papier cuisson, étaler la pâte en carré de 20 cm de côté. Saupoudrer la surface de la pâte de sucre.

La pâte est tellement souple que je l’étale facilement à la main, sur une feuille de papier cuisson. Et je réutilise cette feuille pour la cuisson. Faites comme vous préférez.

Couper en 25 carrés. Avec un grand couteau, ou un grattoir à pâte en métal pour obtenir des carrés plus nets. 
Utiliser le grattoir ou une spatule pour espacer les carrés de pâte sur la feuille de cuisson puis la faire glisser sur une plaque. Ou transferer les carrés sur une plaque recouverte de papier cuisson.

David écrit de ne pas vous inquiétez pas s’ils ont l’air “a little funky” car ce sont des biscuits rustiques et être un peu déformés fait partie de leur charme. J’adore ce type :-D

Enfourner pour 20 minutes, en tournant la plaque à pâtisserie à mi-chemin pendant la cuisson, si besoin. 

Si les biscuits ne sont pas tout à fait cuits après 20 minutes, les laisser dans le four éteint, avec la porte fermée, 5 minutes supplémentaires.

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