Alter Gusto

Focaccia au parmesan, poivre vert & sauge

C’est dans une focaccia parfumée que j’ai choisi de recycler le petit lait de ma ricotta maison. Un choix guidé par la gourmandise, par l’envie de la tartiner de ricotta fraiche, de l’arroser d’un filet d’huile d’olive et de me régaler ;)

Ceci étant dit et n’ayant pas grand-chose à rajouter sinon que c‘est miammissime ! j’en profite donc pour aborder le sujet de mon mortier et pilon.
Je me suis aperçue qu’au fil de mon blog, dans plusieurs recettes, je vous propose de vous “armer” d’un mortier et d’un pilon plutôt que d’un mixeur ou d‘un couteau.
Il y a évidement une raison … Cela n’est pas juste par nostalgie, pour faire comme mamie, ni dans le but d’obtenir des biceps plus gros que Popeye ! :o

Je l’utilise, le plus souvent, pour préparer mes herbes aromatiques, afin de mieux libérer les arômes. Petit cours de chimie à l’appui … Je plaisaaaante ! Mon dernier cours de chimie remonte à bien longtemps.
Mais il est quand même question de molécules et de cellules.
Pour faire court, et j’espère compréhensible tout en évitant de dire trop d’âneries : les molécules aromatiques et odorantes qui nous intéressent sont situées à l’intérieur des cellules des plantes aromatiques. Pour les libérer, il faut rompre ces cellules, sorte d’enveloppes. Donc pour un maximum d’arôme, il faudra rompre un maximum de cellules. Logique … non ?

Avec un couteau, ou ciseaux ou hachage grossier au mixeur , on coupe en morceau. Et même si on essaie de les faire tout petit, et à moins d’y passer beaucoup (beaucoup !) de temps, il restera pas mal de cellules intactes comme par exemple celles situées au milieu des morceaux. Dommage … non ?

Mais avec mon mortier, en effectuant un pilonnage énergique, et en peu de temps, j’écrabouille efficacement toute la surface de mes herbes, explosant et pulvérisant ainsi beaucoup plus de cellules et libérant plus d’arômes. Simplissime … non ? et en plus ça défoule ! :D

Focaccia au parmesan, poivre vert & sauge

Ingrédients :
– 250 gr de farine T55
– 150 ml de petit lait de ricotta maison (ou de lait)
– 1 sachet (5,5 gr) de levure de boulanger déshydratée
– 60 gr de parmesan fraichement râpé
– 2 c à s d’huile d’olive + 2 c à s
– 1 dizaine de feuilles de sauge
– 1 c à c de grains de poivre vert

Dans un mortier, piler ensemble, grossièrement, les feuilles de sauge et les grains de poivre vert. Ajouter 2 cuillères à soupe d’huile d’olive.

Dans un grand saladier, mélanger la farine, et la levure. Réhydrater la levure si nécessaire. Faire un puits et ajouter le petit lait (ou lait). Mélanger et, quand la pâte est formée, la transférer sur le plan de travail. Pétrir pendant 5  minutes puis ajouter le mélange sauge, poivre vert et huile d‘olive. Pétrir à nouveau environ 5 minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien lisse et élastique. Incorporer le parmesan râpé.

Former une boule. La fariner et la déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser reposer environ 1h selon la température ambiante de votre pièce. La pâte doit doubler de volume.

Huiler légèrement un plat à l’aide de papier absorbant imbibé d‘huile d‘olive. J’ai utilisé un plat ovale de 28 cm.
Aplatir la pâte pour dégazer un peu et la répartir dans le plat, en appuyant avec les doigts pour l’étaler. Faire quelques « trous » avec les doigts.
Badigeonner la surface d’huile d’olive, au pinceau. Recouvrir d’un linge propre et laisser lever 1 h.

¼ avant la fin de la levée, préchauffer le four T6 (180°C) avec un plat contenant de l’eau.
Enfourner et laisser cuire 20 à 25 minutes.

 
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