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Lemon curd au thym, miel & huile d’olive … Quand je revisite le lemon curd …

Oui … Quand je décide de revisiter le lemon curd, c’est pas pour « de rire » ! Pas à moitié. Vous constaterez que je me suis appliquée à vous faire la totale : miel de lavande, thym et huile d’olive. C’est du made in Provence comme diraient les Anglais ! :D

Ma recette racontée de cette façon … Je m’aperçois que cela fait un peu « cliché ». On croirait que j’ai pris toute la Provence que j’avais sous la main pour la balancer dans un lemon curd ! Mais je vous rassure, c’est calculé et c’est quand même toujours le parfum du citron qui domine.

J’imagine très bien ce lemon curd dans des macarons. Pas vous ? Le hic, c’est que je ne fais pas les macarons ! Je les mange seulement … Je vais donc en parler à ma voisine, une spécialiste. Je pourrais faire le curd, elle ferait les coques des macarons (et les photos). On les dégusterait ensuite ensemble, sous la tonnelle, au son des cigales et au parfum de la lavande … Si c’est pas de la stratégie / tactique ça ! ;)

Lemon curd au thym, miel & huile d’olive

Ingrédients :
- 2 ou 3 citrons non traités
- 70 ml d’eau
- 4 ou 5 brins de thym (frais si possible)
- 110 gr de miel de lavande
- 2 œufs
- 1 c à s de maïzena
- 2 c à s d’huile d’olive

Faire chauffer l’eau et y infuser les brins de thym pendant une vingtaine de minutes. Filtrer l’infusion.

Laver et sécher les citrons. Prélever le zeste d’un citron.
Presser les citrons pour obtenir 90 ml de jus.

Dans un récipient, battre au fouet les œufs et le miel. Quand le mélange est homogène, ajouter le jus des citrons, l’infusion de thym, le zeste et la maïzena. Bien mélanger.

Faire épaissir le mélange au bain-marie en remuant sans arrêt. Lorsqu’il a épaissi, le retirer du feu et ajouter l’huile d’olive, en filet, sans cesser de mélanger.
Le laisser refroidir puis entreposer ensuite au réfrigérateur.
A déguster très frais.

Merci beaucoup à Cicerolle pour avoir noté mon blog dans sa liste d’ »I love your blog ». 

Naan au petit épeautre, aubergines grillées & fromage fondu

Je n’ai toujours pas d’adsl … La clé Internet fournie, pour me faire patienter, est assez capricieuse. Et comme je capte mal dans mon appartement, les déconnexions sont régulières (quand j’arrive à me connecter !!) et les pages Web mettent des « heures » à s’afficher. Bien souvent je n’ai pas la patience d’attendre. Et je ne vous raconte même pas la galère pour mettre à jour Topmiam ou mon blog …
Plus agaçant encore, certaines démarches que je dois faire pour mon déménagement pourraient être réalisées rapidement sur Internet … Sauf que je n’arrive pas à rester connectée suffisamment longtemps pour les valider. Je dois donc soit me déplacer soit effectuer des appels téléphoniques longs et couteux … Avec mon portable car je n’ai pas non plus de téléphone. Pas merci mon FAI !!

L’Indian naan devient Provençal naan ! ;)

Cette version personnelle du naan a été inspiré d’une très appétissante idée de Cicerolle qui associait à ses naan de la mozzarella fondue et des aubergines.

La classique recette des naan a subit quelques modifications. J’ai remplacé une partie de la farine de blé par de la farine de petit épeautre par choix et par goût. Avant de « redescendre de mes montagnes » , j’ai fait provision de quelques produits locaux et en particulier de la farine de petit épeautre de Haute Provence. Cultivée dans les Alpes de Haute Provence, je lui trouve un goût unique, assez doux et … difficile à définir. Certains disent un goût de noisette mais j’avoue que je n’ai pas trouvé cela flagrant !
Une chose est sûre, elle a un goût et un parfum particulier. Elle est aussi très saine. Si vous en trouvez, je vous recommande de ne pas hésiter à l’essayer ! Je ne suis pas sponsorisée, il s’agit d’un coup de cœur.
A ne pas confondre avec la farine d’épeautre.
Quant à la substitution du yaourt par de la faisselle, c’est par dépit car je n’avais plus de yaourt mais quand même très envie de réaliser des naan. Une faisselle trainant dans mon frigo … Et hop !

On a adoré ! Dés la cuisson, un délicieux et irrésistible parfum a envahi la cuisine nous faisant trépigner d’impatience. Point de déception à la dégustation … qui nous a même arraché quelques gémissements de plaisir. :o

Naan au petit épeautre, aubergines grillées & fromage fondu

Ingrédients pour 4 naan :
- 100 gr de farine de blé T65
- 125 gr de farine de petit épeautre (si possible de Haute Provence)
- 80 gr de faisselle égouttée
- 1 c à c de levure de boulanger sèche
- 1 c à c de sucre
- ½ c à c de sel
- 80 ml d’eau ( à adapter en fonction de la qualité de votre farine)

- 1 grosse aubergine
- Huile d’olive
- Thym
- 4 tranches de fromage*

*Pour cette recette, j’ai utilisé de l’emmental mais j’aurais préféré de la mozzarella (plus en stock dans mon frigo). J’ai fait un autre essai avec de la fêta, en ajoutant quelques tranches de tomate et c’était aussi très bon.

Dans un saladier, mélanger les farines et la levure. Faire un puits. Ajouter la faisselle, le sucre et l’eau. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit formée puis ajouter le sel.
Transférer sur un plan de travail fariné et pétrir pendant 8 à 10 minutes jusqu’à ce que la pâte soit lisse et élastique.

Former une boule. La fariner et la déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser reposer  2h dans une pièce chaude. La pâte doit doubler de volume.

Laver l’aubergine et la couper, dans le sens de la longueur, en lamelle d’environ 3 mm d’épaisseur. Badigeonner, légèrement, d’huile d’olive avec un pinceau chaque côté des lamelle. Saupoudrer de thym. Saler et poivrer. Faire cuire au grill quelques minutes.

Couper la pâte en 4. Etaler chaque morceau, au rouleau, en forme ovale d’une épaisseur de 3 ou 4 mm.
Déposer, d’un côté, quelques lamelles d’aubergines grillées et une tranche de fromage (choix du fromage et quantité selon votre goût). Plier en rabattant le côté sans garniture de pâte par-dessus. Replier les bords et donner un « coup » de rouleau pour bien les souder.

Cuire 4 ou 5 minutes, de chaque côté, dans une poêle, à feu moyen sans matière grasse. 

Briochettes au beurre de brebis & herbes aromatiques

Hey bien non ! Je n’ai pas pu aller faire les courses. Il est retombé, en 2 jours, plus de 50 cm de neige. Si j’étais une vraie montagnarde, j’aurais pu géré. J’aurais anticipé et je saurais comment m’organiser. Mais voilà, je suis juste (surtout !) une marseillaise. Totalement perdu et désemparé par cette vague blanche.

Je suis donc partie à pieds … au péril de ma vie ! … à la supérette où j’ai trouvé des rayons à moitié vide car les camions n’ont pas pu circuler ces derniers jours. Je vous raconte comme cela m’a énervé ? nan … je risquerais de déraper ;)

De retour, scrutant mon frigo, je suis tombée sur ce beurre de brebis que j’avais acheté, il y a quelques temps déjà, au magasin bio. Par curiosité.
Première constatation : c’est plus clair que du beurre de vache, presque blanc. Moins onctueux et plutôt fort en goût. Quand à l’odeur, c’est vraiment très odorant et pas un parfum des plus agréables à mon goût. Moyennement inspirée, j’ai repensé aux « Roulés briochés feuilletés pour l’apéro » d’Isa du blog Les gourmandises d’Isa réalisés avec du beurre de chèvre.

Briochettes au beurre de brebis & herbes aromatiques

Ingrédients :
- 250 gr de farine T65
- 50 gr de beurre de brebis
- 1 c à c de sucre
- 5 gr de levure de boulanger déshydratée
- 1 oeuf
- 1 c à c de sel
- 50 ml d’eau + 35 ml
- Herbes aromatiques séchées (origan, thym, romarin, estragon)

1 h avant :
Mélanger, dans un récipient, 50 g de farine, la levure de boulanger, 1 c à c de sucre et 50 ml d’eau. Recouvrir d’un linge propre et laisser lever 1 heure dans un endroit chaud.

Mélanger ensemble le reste de la farine (200 gr), le sel et le beurre de brebis en sablant entre les doigts.
Faire un puits. Ajouter le mélange à la levure, l’oeuf et l’eau restante (35 ml).
Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit formé puis transférer sur un plan de travail fariné et pétrir pendant une dizaine de minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien lisse et élastique. Ajouter un peu de farine si elle est trop collante.

Former une boule. Fariner et déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser pousser 1 h 30 à 2 h selon la température ambiante de votre pièce. La pâte doit doubler de volume.

Abaissez délicatement la pâte pour chasser l’air. La couper en 8 (j’ai fait de toute petites briochettes ) et façonner les en boule.

Prendre une feuille de papier absorbant et l’imbiber d’eau. “Tamponner” le haut des boules de pâte d’abord sur le papier absorbant et ensuite sur les herbes. Cela permet de faire adhérer les herbes sur la pâte. Je n’ai pas mélangé les herbes entre elles mais fait 2 versions de chacune.
Déposer les boules dans des petits moules à brioche et laisser reposer environ 1h couvert d’un linge propre. C’est la première fois que j’utilisais ces petits moules et je suis un peu déçue que la pâte n’est pas vraiment épousé la forme du moule …

1/4 d’h avant la fin de la levée, préchauffer le four T6 (180° C) avec un récipient contenant de l’eau.
Enfourner et cuire 15 à 20 mn. Ou plus selon la taille de vos briochettes.

Verdict : Bof … Le résultat final n’est pas exceptionnel. Le goût du beurre de brebis n’est pas très présent, pas plus que dans mes « Petits pains au yaourt de chèvre & noix » … Et les yaourts de chèvre ou brebis sont bien moins chers que ce beurre !

Terrine en croûte de mon arrière arrière grand-mère … Un must !

Bon ben … J’ai gagné 10 petits degrés … mais aussi 40 cm de neige fraiche dans mon jardin et il neige à gros flocons. Le petit « tas », à gauche du tronc d’arbre … C’est mon rosier ! Peuchère …

Mon billet est un peu long aujourd’hui car je vous propose ma recette la plus précieuse. Chère à mon cœur, évocatrice de superbes souvenirs, elle déclenche, à chaque dégustation, tourbillons d’émotions et de saveurs. Cette terrine en croute, nommée ainsi dans le titre pour un petit effet de style, est un incontournable de mon repas de Noël … Une tradition familiale tenace et vieille de près d’un siècle ! :o

Aussi loin que je m’en souvienne, elle a trôné sur notre table de fêtes. Attendue chaque année avec impatience, je n’ai jamais été déçue.
Star incontestable de notre repas, cette terrine, appelée familièrement « le pâté de Mamé* » car j’ai toujours vu que ma grand-mère la préparer, est la meilleure que j’ai eu l’occasion de déguster. Topissssssiiiiiiiime (copyright Annéllenor). Et même plus ! Dangereusement bonne car elle fut régulièrement à l’origine d’âpres négociations afin de déterminer qui aurait du rab. Je crois même qu’on aurait pu en venir aux mains pour s’assurer que le dernier morceau atterrirait dans notre assiette. Pour ma part, je me damnerais sans aucune hésitation pour ce pâté.

La recette originale m’a été transmise par la maman de mon arrière grand-père. Si la préparation de la farce est restée identique à la recette originale, la pâte, elle, a évoluée au fil des ans. En partie parce que les indications** de mon arrière arrière grand-mère ne sont pas des plus compréhensibles …
Mon arrière grand-mère et ma grand-mère ont ensuite ajouté leurs touches personnelles et des recommandations*** aujourd’hui obsolètes : elles ont longtemps utilisé une préparation Alsa, pour la pâte, appelée « Feuilletine » qui n’existe plus depuis plusieurs années.
S’en est suivi une période de flou autour de la réalisation de la pâte … Parfois brisée, parfois feuilletée … Aussi, lorsque j’ai récupéré la recette et perpétué la tradition, j’ai ajouté moi aussi mon grain de sel en élaborant une pâte à mi chemin entre la brisée et la feuilletée.

Je dissémine volontairement des extraits du texte d’origine et des remarques de mes aïeules, en italique dans le texte, parce que c’est amusant ou important.

Terrine en croûte de mon arrière arrière grand-mère

Ingrédients pour un moule rond de 20 cm de diamètre :
Farce:
- 250 gr de porc haché par le boucher
- 250 gr de veau haché par le boucher
- Un peu plus de ½ hecto de petit salé haché (75 gr)
- 8 boules de genièvre finement pilées
- Un bouquet composé d’une feuille de laurier, d’une branche de thym et d’une branche de romarin
- Une assez grosse quantité de persil (une dizaine de branche pour moi, ciselées)
- 40 à 50 gr de beurre (20 gr de beurre et une c à s d’huile d’olive pour moi)
- Un bon bol de pain trempé dans du lait (80 gr de mie de pain sèche puis trempée dans du lait pour moi)
- 2 œufs
- Sel et poivre
Pâte :
- 250 gr de farine
- 140 gr de beurre très froid
- 10 cl d’eau
- 1 c à c de sel

Faire tremper le pain dans un bol de lait.
Faire chauffer le beurre et l’huile dans une cocotte. Y ajouter le viande (sauté de veau maigre et rôti de porc sans os pour moi), le petit salé, les boules de genièvre pilées, le bouquet et le persil.
Saler et poivrer. Faire bien revenir le tout. Ensuite ajouter le bon bol de pain trempé, pressé bien entendu. Bien mélanger.
Laisser refroidir puis entreposer au réfrigérateur le temps de préparer la pâte.

Couper le beurre en très petits morceaux.
Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter les morceaux de beurre et mélanger sans écraser le beurre. Ajouter l’eau et mélanger de façon à obtenir une boule mais sans pétrir pour ne pas trop écraser les morceaux de beurre. Filmer et entreposer au réfrigérateur 30 minutes.
Sur un plan de travail légèrement fariné, étaler la pâte au rouleau en forme de rectangle et d’une épaisseur de 1cm. Replier la pâte en 3 dans la longueur, façon portefeuille, puis faire un ¼ de tour à droite. Faire une petite marque dans le coin haut droit, en enfonçant le doigt, pour se souvenir du sens. Entreposer au réfrigérateur pendant 30 minutes.
Effectuer encore 2 fois cette manipulation en respectant le temps de réfrigération de 30 minutes.

Préchauffer le four T6 (180°C)
Beurrer un moule rond et assez haut. Je vous conseille un moule à charnière car le démoulage est délicat.

Sortir la farce du réfrigérateur. Retirer le bouquet. Pétrir avec les 2 œufs entiers.

Abaisser la pâte de la forme d’un grand cercle qui pourra recouvrir le fond du moule et ses côtés. Pour les côtes, on plisse un peu le cercle quand on l’installe.
Ne pas oublier de garder un petit morceau de pâte pour abaisser un petit cercle qui servira de couvercle et 99 (!) losanges ou autres pour faire une petite décoration sur le couvercle. J’ai fait 4 ou 5 losanges que j’ai disposé sur le couvercle.

Mettre la farce sur la pâte et ajouter le couvercle en rabattant dessus, sur les bords, les côtés de la pâte. Bien fermer en collant les 2 bords avec le doigt mouillé et en pinçant.
Il ne faut absolument pas, qu’à la cuisson, la farce puisse s’échapper des bords.
Au centre du couvercle, faire un petit trou dans lequel on introduit une carte de visite roulée qui sert de cheminée. On cachera le trou avec un motif de pâte qu’on aura fait cuire pour la décoration.
J’ai utilisé du papier alu roulé pour faire la cheminée. Il est important, une fois le pâté cuit, de boucher le trou pour que la farce ne sèche pas.

Enfourner et cuire 40 à 50 minutes. Démouler chaud.

Se prépare 2 ou 3 jours à l’avance et se mange froid mais non réfrigéré. Les meilleurs moules sont des cocottes rondes en aluminium. Bien entendu, si on a truffé le pâté, c’est plus délicieux.

Notes :
* Mamé est la traduction provençale de Mamie
** Indications de mon arrière arrière grand-mère pour la pâte : Un peu plus d’½ hecto de beurre, 2 œufs, une cuillère à soupe de lait, une pincée de sel, farine nécessaire à la formation de la pâte. Abaisser la pâte au rouleau d’une épaisseur d’une pièce de 40 sous. Une pincée de levure en poudre après avoir travaillé la pâte.
*** Indications de mon arrière grand-mère et grand-mère : Préparer la croute avec un paquet de Feuilletine Alsa. Elle est beaucoup plus fine et il est certain de bien la réussir avec une feuille et demi. C’est le feuilletage rapide, boite N°1 qu’il faut employer. Voir la notice dans la boite.