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Focaccia à la semoule, romarin & figues sèches … Idéal avec le fromage

Quand on imagine une recette, on pense goûts … parfums … couleurs. L’intuition nous guide ainsi que le bon sens. Encore qu’il m’arrive de m’égarer et de faire preuve d‘un peu trop de fantaisie ;) Et selon nos envies, celles de faire plaisir ou de se faire plaisir, et l’inspiration du moment, on reproduit, invente ou réinvente. Pourquoi ? Pour que l’instant, souvent fugace, de la dégustation provoque des émotions.

Quand j’ai imaginé les arômes de cette foccacia, j’ai pensé à moi, très égoïstement, à mes envies, à la première bouchée et à l’ambiance estivale dans laquelle elle me propulserait. Ce dernier point est assez révélateur de mon état d’esprit du moment … J’ai froid, je vois, doucement mais surement, la neige approcher. J’aperçois de mes fenêtres les sommets qui blanchissent et cette vague blanche se rapproche d’heure en heure ! Mais quand je fermerais les yeux et gouterais ma foccacia, je me retrouverais instantanément plus au Sud grâce à ce merveilleux parfum de romarin et à la fin de l’été quand je croquerais ces petits morceaux de figues.

Vous l’avez bien compris … Je ne suis pas du tout prête pour la neige ! :( (

Focaccia à la semoule, romarin & figues sèches

Ingrédients :
- 150 gr de farine T55
- 100 gr de semoule fine de blé dur
- 1 c à c de sel
- 1 c à c de miel de romarin (ou autre)
- 150 ml d’eau tiède
- 5,5 gr de levure de boulanger déshydratée
- 1 c à s d’huile d’olive + 2 c à s
- 1 ou 2 branches de romarin
- 5 ou 6 figues séchées*

*Celles qui sont entières et natures, pas celles qui sont « écrabouillées » et plates

Mélanger l’eau tiède, le miel et la levure. Laisser reposer 15 minutes.

Dans un grand saladier, mélanger la farine, la semoule et le sel. Faire un puits et ajouter la préparation à la levure. Mélanger et, quand la pâte est formée, la transférer sur le plan de travail. Pétrir pendant 5  minutes puis ajouter 1 c à s d’huile d‘olive. Pétrir à nouveau environ 5 minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien lisse et élastique.

Former une boule. Fariner et déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser reposer environ 1h selon la température ambiante de votre pièce. La pâte doit doubler de volume.

Dans un petit récipient, mélanger 2 c à s d’huile d’olive et le romarin. Je pile un peu le romarin au mortier afin qu’il libère tous ses arômes.
Couper les figues sèches en 4.

Aplatir la pâte pour dégazer un peu et façonner la foccacia : rabattre la pâte une première fois à moitié du morceau puis rabattre l’autre bord par-dessus. L’étaler ensuite au rouleau (épaisseur environ 1,5 cm). La déposer sur une plaque à pâtisserie recouverte d’une feuille de papier cuisson ou siliconée.
Disposer harmonieusement les quartiers de figues sèches en appuyant un peu pour les enfoncer dans la pâte. Badigeonner, au pinceau, avec l’huile d’olive parfumé au romarin.
Recouvrir d’un linge propre et laisser lever 1 h.

¼ avant la fin de la levée, préchauffer le four T6 (180°C) avec un plat contenant de l’eau.
Enfourner et laisser cuire 20 à 25 minutes.

Mousse de mascarpone & coulis de figues de Barbarie

A Briançon, pendant la saison estivale, nous avons deux marchés par semaine. Le mercredi est réservé au grand marché tandis que le dimanche matin, c’est un petit marché paysan bien sympathique qui s’installe à deux pas de chez moi.

Hier matin, j’y ai retrouvé Danilo Asinari, producteur à Bardonecchia, une petite commune Italienne situé de l’autre côté de la montagne. Ses fruits et légumes sont 100% Italiens et, comme d’habitude, j’ai trouvé mon bonheur sur ses étals. Et en particulier, des figues de Barbarie tout juste arrivées de Sicile. Malheureusement, pas le temps de papoter avec lui pour une petite histoire car, même à 8h du matin, le marché est déjà en pleine effervescence …

La figue de Barbarie a, pour moi, une saveur toute particulière. J’ai grandi avec. On la trouve, en France, principalement dans le Sud et en Corse où elle pousse sur le bord des routes et dans les jardins. Rien à voir avec la figue … Celle-ci naît et mûrit sur un cactus ! Et quel cactus … de grandes oreilles hérissées d’épines longues et acérées constituant une barrière quasi infranchissable, une ligne de défense contre les gourmands.

Evidement on m’a toujours dit “Carole, ne t’approches pas des figues de Barbarie” … Mais entre le défi des piquants, la tentation de gourmandise et la bravade de l’interdit, ces fruits étaient devenus mon Graal ! L’exercice fut périlleux mais le fruit tant convoité atteint et dégusté. Sucré, juteux, rafraîchissant, il n’était comparable à aucune des saveurs que je connaissais … Beaucoup de graines à cracher à chaque bouchée mais cet instant de bonheur gourmand suprême, amplifié par l’exploit, est resté gravé dans ma mémoire.

Mais l’aventure ne se termine pas là … et un autre souvenir, fort désagréable cette fois-ci, a contribué à rendre ce fruit inoubliable. Car, ce que je ne savais pas, c’est que sa peau est couverte de minuscules piquants, quasi invisibles, qui se plantent sans qu’on les sente, dans la paume de la main et les doigts. C’est après, quand on bouge les doigts, que l’on sent des piqûres partout ! ça pique … mais on ne les voit toujours pas ! Si l’opération de retrait des piquants, à la pince à épiler, est longue et pénible, elle est surtout infaisable toute seule et, finalement obligé de demander de l’aide, j’ai été démasqué, après tant d’efforts ! pour avoir pris ce fruit défendu, à pleine mains. s|
Méfi donc ! ne touchez jamais les figues de Barbarie sans protection, même si elles semblent inoffensives.

Mousse de mascarpone & coulis de figues de Barbarie

Ingrédients (pour 4 à 6 verrines selon la taille) :
– 2 jaunes d’oeuf
- 50 gr de sucre
- 200 gr de mascarpone
- 20 cl de crème liquide entière
- 2 c à c d’eau de fleur d’oranger

- 4 figues de Barbarie*
- sucre si besoin

*J’ai mélangé des jaunes et des rouges, c’est pour cela que mon coulis est orangé.

Battre au fouet les jaunes et le sucre. Ajouter le mascarpone et battre à nouveau pour bien le détendre.
Si vous avez un siphon : ajouter la crème, mélanger et verser dans le siphon. Gazer et mettre au réfrigérateur.
Si vous n’avez pas de siphon : monter la crème en chantilly et l’incorporer délicatement au mélange. Mettre au réfrigérateur.

Eplucher les figues de Barbarie en vous protégeant les mains. Couper la pulpe en morceaux et passer au moulin à légume, grille moyenne, pour éliminer les graines. Goûter et ajouter du sucre en poudre si nécessaire. Mettre au réfrigérateur.

A moment de servir, mettre une couche de mousse de mascarpone, une couche de coulis, encore une couche de mousse de mascarpone et finir par une cuillère de coulis. Déguster très frais.

Cheesecake au chèvre & figues

C’est une somme de petites choses qui m’ont incité à réaliser cette recette … Une équation finalement !
La lecture approfondie de La petite leçon de cheesecake, une sorte de bible du cheesecake ;) , rédigée par Loukoum°°° du blog Beau à la louche qui m’a donné envie d’être un peu plus originale dans la réalisation de mes cheesecakes
+
Mes yeux se sont posés, au rayon biscuits du supermarché, sur un paquet de Sprits aux figues. 20% de fruits qu’ils disent, pas mal ! En y regardant de plus prêt il s’agit de concentré mais à l’ouverture du paquet, l’odeur de figues s’avère assez puissante
+
J’ai trouvé de très belles figues Italiennes sur un étal de fruits et légumes qui m’ont mis l’eau à la bouche
=
Cheesecake au chèvre & figuescheesecake chevre figue

Ingrédients* :
Pour le cheesecake :
120 gr de Sprits aux figues
40 gr de beurre mou
200 gr de faisselle de chèvre égouttée (240 gr non égouttée)
200 gr de fromage de brebis frais (type chavroux)
1 c à s de miel de romarin
1 c à s de farine
2 œufs

Pour les figues rôties :
4 grosses figues ou 8 petites
Une quinzaine de cerneaux de noix
1 grosse c à s de miel de romarin

*Pour 4 ramequins de 10 cm de diamètre

Cheesecake :

Préchauffer le four à 160°C

Mettre la faisselle à égoutter pendant une dizaine de minutes.

Mixer les biscuits. Ajouter le beurre mou et mixer à nouveau.
Répartir le mélange au fond des ramequins beurrés. Tasser bien. Pour faciliter le démoulage, je mets un cercle de papier cuisson au fond des ramequins beurrés puis je découpe deux bandes de papier cuisson de 2 cm de large environ que je dispose en croix et qui remontent le long de bord et dépassent des ramequins. Ensuite, pour démouler, y plus qu’à tirer délicatement sur les bandes de papier !
Mettre les ramequins au réfrigérateur.

Fouetter la faisselle et le fromage de brebis jusqu’à ce que le mélange soit lisse. Ajouter le miel et fouetter à nouveau. Ajouter la farine et fouetter encore. Ajouter les œufs un par un en fouettant juste pour homogénéiser. Répartir dans les ramequins et enfourner 35 à 40 minutes.
Laisser les refroidir dans le four. Entreposer ensuite au réfrigérateur.

Figues rôties :

Préchauffer le four à 200°C.
Laver les figues et les inciser en 4, pas complètement mais presque. Écarter les quartiers pour former une étoile. Déposer les figues dans un plat beurré. Répartir le miel sur les figues ainsi que les noix grossièrement hachées. Enfourner 15 minutes en arrosant du jus régulièrement.
À la sortie du four, déglacer le fond du plat avec un peu d’eau (2 ou 3 c à s)

Servir chaque cheesecake avec une figue rôtie et arrosé de jus.

À préparer au moins la veille, il paraît que c’est bien meilleur.