Tourtons du Champsaur “maison” à la tomme de brebis & premiers flocons de … neige !!!!
He non, cela n’est pas un gag, je ne suis pas en train de faire le couillon avec du sucre glace ou assimilé. Hier je vous parlais de mon choc thermique mais aujourd’hui, c’est de grand traumatisme qu’il s’agit !
Parce que, ce midi, j’ai vu la neige !! et j’ai senti la caresse glaciale des flocons sur mes joues … alors que, bien tranquillement, je ramassais des groseilles sauvages vers 2000 m d’altitude, dans la haute vallée de la Clarée. Bon d’accord, les flocons étaient pitchouns et pas bien vaillants mais c’était quand même de la neige ! Et, croyez-moi, je n’étais pas du tout préparée. A peine avais-je vu et senti les premiers flocons que j’ai pris mes clics, mes clacs, mes groseilles et je suis rentrée dare dare chez moi.
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Non mais, j’hallucine, un 26 septembre, de la neige … Faut être né montagnard pour vivre ici, c’est sur !
Bien au chaud, je vous ai pris une photo du sommet, enneigé par cette première petite chute, que j’aperçois de la fenêtre de ma cuisine.
Mais revenons à nos tourtons. Il s’agit d’une spécialité alpine que j’avais envie de vous faire découvrir.
Le tourton est né au milieu du XIXe siècle dans la vallée du Champsaur (à côté de Gap). À cette époque, la culture de la pomme de terre y représentait l’essentiel de l’activité et a inspiré cette recette de petits coussinets de pâte très fine, fourrés de pomme de terre et de fromage de pays, et frits.
A l’époque, ces “coussins du petit Jésus” ne s’invitaient qu’au repas de Noël et chaque famille garde secrète sa propre recette, authentique et inimitable, et ne la transmet que de génération en génération.
Aujourd’hui sa dégustation s’est démocratisée et on trouve de nombreuses variantes : le reblochon, épinard, chèvre, viande et pour les sucrés pruneau, pomme, chocolat ou framboise.
Les photos des tourtons datent d’hier … quand c’était pas encore l’hiver !
Tourtons du Champsaur “maison” à la tomme de brebis
Ingrédients pour une douzaine :
250 gr de farine
75 gr de saindoux
1 oeuf
4 c à s d’eau tiède
sel
250 gr de pommes de terre
50 gr de tomme de brebis bien « faîte »
Un peu de lait
Sel et noix de muscade
Eplucher et faire cuire les pommes de terre. A la vapeur ou à l’eau, comme à votre habitude.
Mettre les pommes de terre encore chaudes dans un saladier, les écraser au presse-purée et ajouter un peu de lait pour obtenir une purée épaisse. Saler mais pas trop car le fromage est déjà salé et râper un peu de noix de muscade. Ajouter le fromage de brebis coupé en petits morceaux.
Dans un robot, mettre la farine, le sel et le saindoux. Mixer jusqu’à obtenir une texture sableuse. Ajouter l’oeuf et l’eau. Mixer par pulsation jusqu’à ce qu’une boule se forme.
Fariner légèrement le plan de travail. Etaler finement la pâte et, avec une roulette crantée, découper des rectangles d’environ 5 ou 6 cm de large sur 10 ou 12 cm de long.
Pour chaque rectangle de pâte, déposer un peu de farce d’un coté en laissant un espace tout autour pour la soudure. Mouiller les bords et replier la pâte sur la farce. Bien presser.
Les frire quelques minutes. C’est assez rapide, 2 ou 3 minutes sur chaque face.
Déguster chaud avec une salade verte.


A Briançon, pendant la saison estivale, nous avons deux marchés par semaine. Le mercredi est réservé au grand marché tandis que le dimanche matin, c’est un petit marché paysan bien sympathique qui s’installe à deux pas de chez moi.
Evidement on m’a toujours dit “Carole, ne t’approches pas des figues de Barbarie” … Mais entre le défi des piquants, la tentation de gourmandise et la bravade de l’interdit, ces fruits étaient devenus mon Graal ! L’exercice fut périlleux mais le fruit tant convoité atteint et dégusté. Sucré, juteux, rafraîchissant, il n’était comparable à aucune des saveurs que je connaissais … Beaucoup de graines à cracher à chaque bouchée mais cet instant de bonheur gourmand suprême, amplifié par l’exploit, est resté gravé dans ma mémoire.







