Pain Corse dit « des morts » – Noix, raisins secs & zestes de citron
J’avais très envie de vous proposer une petite recette Corse mais la plupart de celles que je connais, et que j’apprécie, nécessitent des ingrédients spécifiques souvent difficiles à trouver.
C’est alors que j’ai pensé à cette spécialité boulangère Corse dont je me suis régalée pendant cette semaine au petit déjeuner : le pain des morts. Longtemps j’ai cru que cela s’écrivait le pain des Maures …
Pour la petite histoire, il s’agit d’un pain qui était traditionnellement préparé à la Toussaint et déposé sur les tombes des morts avec diverses victuailles.
On le trouve maintenant dans de nombreuses boulangeries toute l’année. Chaque boulanger a sa version : plus ou moins brioché, plus ou moins léger, sucré ou pas, à divers parfums (zestes de citron, d’orange, vin …) et certains l’incisent d’une croix avant la cuisson, pour le « signer ».
Celui-ci est ma version. Ou plutôt une de mes versions … Il y a quelques années, de retour de vacances en Corse, j’avais improvisé une première version que j’ai faite et refaite depuis. Le hic, c’est qu’elle contenait un œuf et que j’ai complètement oublié d’en acheter ! Mais où ai-je donc la tête ?
Aussi j’ai bidouillé une nouvelle version sans œuf.
Pain des morts à ma façon – Nois, raisins & citron
Ingrédients pour 2 petits pains ronds :
- 250 gr de farine
- 1 sachet (5,5 gr) de levure de boulanger sèche
- 120 ml de lait
- 60 gr de beurre fondu
- 30 gr de sucre
- Le zeste d’½ citron non traité
- 60 gr de raisins secs
- 60 gr de noix
L’idéal est de préparer la pâte la veille et de l’entreposer au réfrigérateur une nuit entre les 2 levées pour que le pain soit plus parfumé.
Dans un saladier, mélanger la farine et le zeste du citron. Faire un puits et ajouter le sucre, le beurre fondu, le lait et la levure. Réhydrater la levure si nécessaire. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit formée.
Transférer sur un plan de travail fariné et pétrir une dizaine de minutes. La pâte doit devenir élastique et bien lisse.
Hacher très grossièrement les noix.
Incorporer les noix et les raisins secs à la pâte. Former une boule, la fariner et la déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser reposer 2h à température ambiante. La pâte doit doubler de volume.
Couper la pâte en 2. Abaissez la pâte délicatement pour chasser l’air. Former une boule avec chaque morceau. Les aplatir légèrement.
Déposer les boules de pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Couvrir d’un linge propre et laisser reposer 1h.
1/4 d’h avant la fin de la levée, préchauffer le four T6 (180° C) avec un récipient contenant de l’eau.
Enfourner et cuire 20 à 30 minutes.



Je l’utilise beaucoup : avec les viandes, avec les légumes … tomates, courgettes, aubergines, pommes de terre … et avec quelques fruits. Vous allez désormais le voir plus souvent sur mon blog car cela fait 3 ans, pendant mon exil, que je me contentais de romarin séché qui m’inspirait beaucoup moins.
Je précise quand même que cette recette n’a rien de véritable ou d’authentique car je ne veux surtout pas me fâcher avec mes amis Corses. Il s’agit juste d’une improvisation qui s’est révélée délicieuse et réconfortante. L’alcool de myrte, que je rapporte de Corse, est un peu magique : je n’aime ni son odeur, ni son goût et suis totalement incapable d‘en boire. Mais dés lors qu’il est mélangé au citron, la magie de la chimie opère. Son goût s’adoucit considérablement, se modifie et … je l’adore. Incroyable non ?






