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Catégorie [ Goût du terroir ]

Avoucanado ( Tapenade d’olives noires & avocats)

Cela se mange comme une tapenade, ressemble un peu à une tapenade mais son goût, beaucoup plus doux, et surtout sa texture, très onctueuse, sont différents.

J’ai découvert cette recette il y a peu … Dans un premier temps, j’ai pensé «  Oh Bonne Mère !! Des avocats dans la tapenade ? Sacrilège ! » Mais ensuite, comme la recette originale est de Guy Gedda, un réputé chef provençal, et comme on peut être Marseillaise et avoir un peu l’esprit ouvert, je l’ai testé. Ce fut une agréable surprise. L’avocat est très discret au goût mais il apporte une divine texture, onctueuse, fondante et très agréable. Chéri a même cru que j’avais ajouté du mascarpone ! Ok, je suis accro, mais quand même ! ;)

Je vous la présente, bidouillée à mon goût, avec un chouilla plus d’olives noires, un petit moins d’anchois et d’huile d’olive. J’ai aussi ajouté quelques câpres qui ne font pas partie de la version originale.
A déguster sur du pain grillé, à l’apéro. C’est un régal ! Et puis, quel joli nom pour cette recette non ?

tapenade à l'avocatAvoucanado ( Tapenade d’olives noires & avocats)

Pour environ 300 gr :
- 2 avocats mûrs
- 125 gr d’olives noires non dénoyautées
- 6 filets d’anchois à l’huile d’olive
- 2 c à s de jus de citron
- 1 c à s d’huile d’olive
- 1 c à c de câpres égouttées
- 1 gousse d’ail

Dénoyauter les olives noires. Je vais me répéter encore … Les olives noires non dénoyautées sont bien plus goûteuses ! Et le dénoyautage de 125 gr d’olives n’est pas très long.

Éplucher la gousse d’ail.

Égoutter les filets d’anchois.

Éplucher les avocats, ôter les noyaux et les couper en morceaux.

Mettre, dans le bol d’un robot-mixeur, les morceaux d’avocats, les olives, les filets d’anchois, les câpres  et la gousse d’ail. Mixer, en ajoutant peu à peu l’huile d’olive et le citron, jusqu’à obtention d’un mélange homogène. Mixer plus ou moins selon votre goût. Moi, j’aime bien quand il reste quelques morceaux.

Conserver au réfrigérateur et servir bien frais.

Compotée d’abricots secs infusés au romarin & brousses du Rove

Dimanche, après la cueillette de romarin sauvage, nous avons fait une petite halte à la ferme pédagogique La Pastorale du Regagnas qui produit les fameuses brousses du Rove. Je vous en ai déjà parlé ici.

Située à proximité de Saint Zacharie, on l’atteint par une petite route qui monte vers le Col du petit Galibier. Et à chaque fois, nous qui avons vécu 3 ans  au pied du vrai col du Galibier, nous nous demandons pourquoi ce tout petit col, qui n’a rien à voir de prés ou de loin avec l’original, porte ce nom …

Mais revenons à nos chèvres : je vous présente les jolies chèvres dont le lait a permis de réaliser les brousses que j’ai dégusté !

chevres du Rove

Cette brousse ne peut être produite qu’à partir du lait des chèvre du Rove. Une race aux impressionnantes cornes torsadées, étroitement liée à l’histoire de Marseille car elle serait issue d’un croisement avec les chèvres débarquées des cales des navires grecs qui ont accosté à la calanque du Lacydon, actuel Vieux Port, il y a … 2600 ans !

Au fait, vous connaissez la belle histoire de Marseille ? Selon la légende, la ville serait née d’une histoire d’amour … Ou plutôt d’un coup de foudre ! Les grecs, fraîchement débarqués à la calanque, seraient allés se présenter au roi local. Cette délégation, avec à sa tête le beau Protis, serait arrivée un peu comme un cheveu sur la soupe, pendant que le roi mariait sa fille, Gyptis. A l’époque, la coutume voulait que la mariée choisisse son futur mari parmi l’assemblée présente en lui offrant une coupe. Gyptis fit donc son choix et … Oh surprise ! Elle offrit la coupe au jeune Grec Protis. De cette union est née Massalia qui deviendra plus tard Marseille. Cooooomme c’est romantique … non ? :)
Mais je m’égare encore !!

brousse et compotée d'abricotCes brousses sont une spécialité locale, inimitable, et très appréciée. Traditionnellement elles se dégustent sucrées avec un filet de miel, quelques fruits frais et même parfois une rasade de rhum, ou salées avec un filet d’huile d’olive et quelques herbes aromatiques. C’est un must ! Alors pour varier un peu mais sans trop m‘éloigner de la tradition, je les ai associé à une compotée d’abricots secs parfumée au miel et au romarin. Une version appréciée à l’unanimité des mangeurs !

Compotée d’abricots secs infusés au romarin & brousses du Rove

Pour 4 :
- 8 brousses du Rove*
- 1 (bonne) c à s d’huile d’olive
- 250 gr d’abricots secs
- 2 belles branches de romarin
- 75 gr de miel de lavande

La veille :
Mettre les abricots secs et les branches de romarin dans un récipient en verre. Verser dessus ½ d’eau bouillante. Ils doivent être complètement immergés. Couvrir et laisser tremper toute la nuit.

Le lendemain :
Mélanger la brousse avec l’huile d’olive. Entreposer au réfrigérateur.

Égoutter les abricots secs. Les couper en petits morceaux.
Mettre les abricots et le miel dans une casserole. Cuire une vingtaine de minutes à feu doux et à couvert. Laisser refroidir.

Servir la brousse très fraiche accompagnée d’une peu de compotée.

*La brousse du Rove est un fromage très frais, vendue en portion d’environ 50 gr dans son petit moule légèrement conique.

brousse du rove

Pain Corse dit « des morts » – Noix, raisins secs & zestes de citron

J’avais très envie de vous proposer une petite recette Corse mais la plupart de celles que je connais, et que j’apprécie, nécessitent des ingrédients spécifiques souvent difficiles à trouver.

C’est alors que j’ai pensé à cette spécialité boulangère Corse dont je me suis régalée pendant cette semaine au petit déjeuner : le pain des morts. Longtemps j’ai cru que cela s’écrivait le pain des Maures … 
Pour la petite histoire, il s’agit d’un pain qui était traditionnellement préparé à la Toussaint et déposé sur les tombes des morts avec diverses victuailles.
On le trouve maintenant dans de nombreuses boulangeries toute l’année. Chaque boulanger a sa version : plus ou moins brioché, plus ou moins léger, sucré ou pas, à divers parfums (zestes de citron, d’orange, vin …) et certains l’incisent d’une croix avant la cuisson, pour le « signer ».

Celui-ci est ma version. Ou plutôt une de mes versions … Il y a quelques années, de retour de vacances en Corse, j’avais improvisé une première version que j’ai faite et refaite depuis. Le hic, c’est qu’elle contenait un œuf et que j’ai complètement oublié d’en acheter ! Mais où ai-je donc la tête ? ;) Aussi j’ai bidouillé une nouvelle version sans œuf.

Pain des morts à ma façon – Nois, raisins & citron

Ingrédients pour 2 petits pains ronds :
- 250 gr de farine
- 1 sachet (5,5 gr) de levure de boulanger sèche
- 120 ml de lait
- 60 gr de beurre fondu
- 30 gr de sucre
- Le zeste d’½ citron non traité
- 60 gr de raisins secs
- 60 gr de noix

L’idéal est de préparer la pâte la veille et de l’entreposer au réfrigérateur une nuit entre les 2 levées pour que le pain soit plus parfumé.

Dans un saladier, mélanger la farine et le zeste du citron. Faire un puits et ajouter le sucre, le beurre fondu, le lait et la levure. Réhydrater la levure si nécessaire. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit formée.
Transférer sur un plan de travail fariné et pétrir une dizaine de minutes. La pâte doit devenir élastique et bien lisse.

Hacher très grossièrement les noix.
Incorporer les noix et les raisins secs à la pâte. Former une boule, la fariner et la déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser reposer 2h à température ambiante. La pâte doit doubler de volume.

Couper la pâte en 2. Abaissez la pâte délicatement pour chasser l’air. Former une boule avec chaque morceau. Les aplatir légèrement.
Déposer les boules de pâte sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Couvrir d’un linge propre et laisser reposer 1h.

1/4 d’h avant la fin de la levée, préchauffer le four T6 (180° C) avec un récipient contenant de l’eau.
Enfourner et cuire 20 à 30 minutes.

Naan au petit épeautre, aubergines grillées & fromage fondu

Je n’ai toujours pas d’adsl … La clé Internet fournie, pour me faire patienter, est assez capricieuse. Et comme je capte mal dans mon appartement, les déconnexions sont régulières (quand j’arrive à me connecter !!) et les pages Web mettent des « heures » à s’afficher. Bien souvent je n’ai pas la patience d’attendre. Et je ne vous raconte même pas la galère pour mettre à jour Topmiam ou mon blog …
Plus agaçant encore, certaines démarches que je dois faire pour mon déménagement pourraient être réalisées rapidement sur Internet … Sauf que je n’arrive pas à rester connectée suffisamment longtemps pour les valider. Je dois donc soit me déplacer soit effectuer des appels téléphoniques longs et couteux … Avec mon portable car je n’ai pas non plus de téléphone. Pas merci mon FAI !!

L’Indian naan devient Provençal naan ! ;)

Cette version personnelle du naan a été inspiré d’une très appétissante idée de Cicerolle qui associait à ses naan de la mozzarella fondue et des aubergines.

La classique recette des naan a subit quelques modifications. J’ai remplacé une partie de la farine de blé par de la farine de petit épeautre par choix et par goût. Avant de « redescendre de mes montagnes » , j’ai fait provision de quelques produits locaux et en particulier de la farine de petit épeautre de Haute Provence. Cultivée dans les Alpes de Haute Provence, je lui trouve un goût unique, assez doux et … difficile à définir. Certains disent un goût de noisette mais j’avoue que je n’ai pas trouvé cela flagrant !
Une chose est sûre, elle a un goût et un parfum particulier. Elle est aussi très saine. Si vous en trouvez, je vous recommande de ne pas hésiter à l’essayer ! Je ne suis pas sponsorisée, il s’agit d’un coup de cœur.
A ne pas confondre avec la farine d’épeautre.
Quant à la substitution du yaourt par de la faisselle, c’est par dépit car je n’avais plus de yaourt mais quand même très envie de réaliser des naan. Une faisselle trainant dans mon frigo … Et hop !

On a adoré ! Dés la cuisson, un délicieux et irrésistible parfum a envahi la cuisine nous faisant trépigner d’impatience. Point de déception à la dégustation … qui nous a même arraché quelques gémissements de plaisir. :o

Naan au petit épeautre, aubergines grillées & fromage fondu

Ingrédients pour 4 naan :
- 100 gr de farine de blé T65
- 125 gr de farine de petit épeautre (si possible de Haute Provence)
- 80 gr de faisselle égouttée
- 1 c à c de levure de boulanger sèche
- 1 c à c de sucre
- ½ c à c de sel
- 80 ml d’eau ( à adapter en fonction de la qualité de votre farine)

- 1 grosse aubergine
- Huile d’olive
- Thym
- 4 tranches de fromage*

*Pour cette recette, j’ai utilisé de l’emmental mais j’aurais préféré de la mozzarella (plus en stock dans mon frigo). J’ai fait un autre essai avec de la fêta, en ajoutant quelques tranches de tomate et c’était aussi très bon.

Dans un saladier, mélanger les farines et la levure. Réhydrater la levure si nécessaire. Faire un puits. Ajouter la faisselle, le sucre et l’eau. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit formée puis ajouter le sel.
Transférer sur un plan de travail fariné et pétrir pendant 8 à 10 minutes jusqu’à ce que la pâte soit lisse et élastique.

Former une boule. La fariner et la déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser reposer  2h dans une pièce chaude. La pâte doit doubler de volume.

Laver l’aubergine et la couper, dans le sens de la longueur, en lamelle d’environ 3 mm d’épaisseur. Badigeonner, légèrement, d’huile d’olive avec un pinceau chaque côté des lamelle. Saupoudrer de thym. Saler et poivrer. Faire cuire au grill quelques minutes.

Couper la pâte en 4. Etaler chaque morceau, au rouleau, en forme ovale d’une épaisseur de 3 ou 4 mm.
Déposer, d’un côté, quelques lamelles d’aubergines grillées et une tranche de fromage (choix du fromage et quantité selon votre goût). Plier en rabattant le côté sans garniture de pâte par-dessus. Replier les bords et donner un « coup » de rouleau pour bien les souder.

Cuire 4 ou 5 minutes, de chaque côté, dans une poêle, à feu moyen sans matière grasse.