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Catégorie [ Goût de Noël ]

Fruits déguisés à ma façon : billes de pâte d’amande au café & noix

Chez moi, pas de repas de Noël sans fruits déguisés … Incontournables … Classiques … Immuables … Même forme, même goût et même couleur années après années : les dattes sont farcies de pâte d’amande colorée de vert, les pruneaux avec celle colorée en rose et les cerneaux de noix héritent ce celle parfumée au café.

Allez savoir pourquoi j’ai eu envie, cette fois-ci, de déstructurer ces gourmandises que j’adore …
Je me suis inspirée de la recette de « La pâte d’amande maison » de Garance trouvée sur son blog Talons hauts & cacao

Billes de pâte d’amande au café & noix

Ingrédients pour une vingtaine :
- 240 gr de poudre d’amande
- 1 blanc d’oeuf
- 100 gr de sucre glace
- 70 gr de sucre semoule
- 1/2 c à c d’extrait d’amande amère
- 2 c à s de café fort (expresso)
- 60 gr de noix décortiquées + une dizaine de cerneaux

Torréfier la poudre d’amande à la poêle ou au four.
Mettre dans le bol du robot, la poudre d’amande, le sucre glace, le sucre semoule et l’extrait d’amande amère. Mixer jusqu’à obtenir une poudre très fine.

Transvaser dans un saladier. Ajouter le blanc d’oeuf et le café. Mélanger, à la main, jusqu’à obtenir une pâte ferme.

Mixer les 60 gr de noix décortiquées en poudre. La mettre dans une assiette.
Couper les cerneaux de noix en 2 ou en 4 selon leur taille.

Prélever la valeur d’une cuillère à café de pâte d’amande. Mettre au centre un morceau de cerneau de noix. Si cela colle trop aux doigts, les mouiller avec un peu d’eau pour faciliter le façonnage. Rouler la pâte en boule et passer la dans la poudre de noix. Renouveler cette opération.

Mettre au réfrigérateur quelques heures pour raffermir la pâte d’amandes. Sortir 1/4 d’h avant de déguster.

Bûche chocolat & marrons de ma grand-mère

Voilà une autre de mes recettes familiales et traditionnelles du repas de Noël : la bûche au chocolat et aux marrons de ma grand-mère.

Cette recette a fait son entrée, dans notre menu, un peu plus récemment que la terrine en croute … Il y a une bonne soixantaine d’année. ;)
Ma grand-mère avait repéré cette recette dans un magazine féminin de l’époque. Comme mon grand-père est un très grand fan de marrons, c’est pour ses beaux yeux (bleus !) que cette buche est servie, depuis cette date, pour notre dessert de Noël.

Peu sucrée, à la texture unique et extrêmement fondante, cette bûche est sans aucun doute ma préférée. La première bouchée est toujours divine. Le parfum du chocolat est le premier  à se diffuser puis vient le goût des marrons … associés à une texture au fondant incroyable,  l’expérience est très gourmande, voluptueuse et appelle une autre bouchée … puis une autre … puis encore …

Bûche chocolat & marrons de ma grand-mère

Ingrédients pour 10 à 12* :
- 1kg de purée de marrons**
- 2 cuillères à soupe de sucre
- 350 gr de chocolat noir de qualité
- 150 gr de beurre
- ¼ de litre de chantilly
- 5 cl de lait***

* J’en ai fait seulement la moitié car cette buche est prévue pour une douzaine de personnes.
** Il s’agit de purée de marrons, non sucrée et pas de crème de marrons. La meilleure texture est obtenue avec la purée de marrons nature Clément Faugier (je ne suis pas sponsorisée)
*** Je n’ai pas utilisé de lait

Passer la purée de marrons au moulin à légumes. Y incorporer le beurre (à température ambiante) en tout petit morceau. Avec une fourchette et en écrasant les morceaux de beurre dans la purée.
Faire fondre le chocolat à feu doux dans le lait. J’ai fait fondre le chocolat au bain marie, nature, sans le lait. Il faut utiliser du très bon chocolat. Je me suis « fendue » d’une tablette Valrhona …
Mélanger tous les ingrédients à la purée de marrons et mélanger très soigneusement. Ajouter le sucre, puis le chocolat et la chantilly. Mélanger au fouet.
Beurrer un moule à cake ou le recouvrir de papier film. Laisser refroidir plusieurs heures au frigo. Démouler et décorer.

Traditionnellement présentée nature et servie accompagnée de crème anglaise, je lui ai fait, pour l’occasion, un petit glaçage à ma façon.

Glaçage :
- 100 gr de chocolat blanc
- 80 gr de crème de marrons
- 30 gr de crème

Faire fondre le chocolat blanc au bain marie. Ajouter ensuite la crème de marrons et la crème. Fouetter puis laisser refroidir et entreposer au réfrigérateur quelques heures pour que le glaçage durcisse.

Démouler la buche. Faire des stries avec les dents d’une fourchette. Mettre le glaçage dans une poche à douille et réaliser une petite décoration.
Servir très frais.

Terrine en croûte de mon arrière arrière grand-mère … Un must !

Bon ben … J’ai gagné 10 petits degrés … mais aussi 40 cm de neige fraiche dans mon jardin et il neige à gros flocons. Le petit « tas », à gauche du tronc d’arbre … C’est mon rosier ! Peuchère …

Mon billet est un peu long aujourd’hui car je vous propose ma recette la plus précieuse. Chère à mon cœur, évocatrice de superbes souvenirs, elle déclenche, à chaque dégustation, tourbillons d’émotions et de saveurs. Cette terrine en croute, nommée ainsi dans le titre pour un petit effet de style, est un incontournable de mon repas de Noël … Une tradition familiale tenace et vieille de près d’un siècle ! :o

Aussi loin que je m’en souvienne, elle a trôné sur notre table de fêtes. Attendue chaque année avec impatience, je n’ai jamais été déçue.
Star incontestable de notre repas, cette terrine, appelée familièrement « le pâté de Mamé* » car j’ai toujours vu que ma grand-mère la préparer, est la meilleure que j’ai eu l’occasion de déguster. Topissssssiiiiiiiime (copyright Annéllenor). Et même plus ! Dangereusement bonne car elle fut régulièrement à l’origine d’âpres négociations afin de déterminer qui aurait du rab. Je crois même qu’on aurait pu en venir aux mains pour s’assurer que le dernier morceau atterrirait dans notre assiette. Pour ma part, je me damnerais sans aucune hésitation pour ce pâté.

La recette originale m’a été transmise par la maman de mon arrière grand-père. Si la préparation de la farce est restée identique à la recette originale, la pâte, elle, a évoluée au fil des ans. En partie parce que les indications** de mon arrière arrière grand-mère ne sont pas des plus compréhensibles …
Mon arrière grand-mère et ma grand-mère ont ensuite ajouté leurs touches personnelles et des recommandations*** aujourd’hui obsolètes : elles ont longtemps utilisé une préparation Alsa, pour la pâte, appelée « Feuilletine » qui n’existe plus depuis plusieurs années.
S’en est suivi une période de flou autour de la réalisation de la pâte … Parfois brisée, parfois feuilletée … Aussi, lorsque j’ai récupéré la recette et perpétué la tradition, j’ai ajouté moi aussi mon grain de sel en élaborant une pâte à mi chemin entre la brisée et la feuilletée.

Je dissémine volontairement des extraits du texte d’origine et des remarques de mes aïeules, en italique dans le texte, parce que c’est amusant ou important.

Terrine en croûte de mon arrière arrière grand-mère

Ingrédients pour un moule rond de 20 cm de diamètre :
Farce:
- 250 gr de porc haché par le boucher
- 250 gr de veau haché par le boucher
- Un peu plus de ½ hecto de petit salé haché (75 gr)
- 8 boules de genièvre finement pilées
- Un bouquet composé d’une feuille de laurier, d’une branche de thym et d’une branche de romarin
- Une assez grosse quantité de persil (une dizaine de branche pour moi, ciselées)
- 40 à 50 gr de beurre (20 gr de beurre et une c à s d’huile d’olive pour moi)
- Un bon bol de pain trempé dans du lait (80 gr de mie de pain sèche puis trempée dans du lait pour moi)
- 2 œufs
- Sel et poivre
Pâte :
- 250 gr de farine
- 140 gr de beurre très froid
- 10 cl d’eau
- 1 c à c de sel

Faire tremper le pain dans un bol de lait.
Faire chauffer le beurre et l’huile dans une cocotte. Y ajouter le viande (sauté de veau maigre et rôti de porc sans os pour moi), le petit salé, les boules de genièvre pilées, le bouquet et le persil.
Saler et poivrer. Faire bien revenir le tout. Ensuite ajouter le bon bol de pain trempé, pressé bien entendu. Bien mélanger.
Laisser refroidir puis entreposer au réfrigérateur le temps de préparer la pâte.

Couper le beurre en très petits morceaux.
Dans un saladier, mélanger la farine et le sel. Ajouter les morceaux de beurre et mélanger sans écraser le beurre. Ajouter l’eau et mélanger de façon à obtenir une boule mais sans pétrir pour ne pas trop écraser les morceaux de beurre. Filmer et entreposer au réfrigérateur 30 minutes.
Sur un plan de travail légèrement fariné, étaler la pâte au rouleau en forme de rectangle et d’une épaisseur de 1cm. Replier la pâte en 3 dans la longueur, façon portefeuille, puis faire un ¼ de tour à droite. Faire une petite marque dans le coin haut droit, en enfonçant le doigt, pour se souvenir du sens. Entreposer au réfrigérateur pendant 30 minutes.
Effectuer encore 2 fois cette manipulation en respectant le temps de réfrigération de 30 minutes.

Préchauffer le four T6 (180°C)
Beurrer un moule rond et assez haut. Je vous conseille un moule à charnière car le démoulage est délicat.

Sortir la farce du réfrigérateur. Retirer le bouquet. Pétrir avec les 2 œufs entiers.

Abaisser la pâte de la forme d’un grand cercle qui pourra recouvrir le fond du moule et ses côtés. Pour les côtes, on plisse un peu le cercle quand on l’installe.
Ne pas oublier de garder un petit morceau de pâte pour abaisser un petit cercle qui servira de couvercle et 99 (!) losanges ou autres pour faire une petite décoration sur le couvercle. J’ai fait 4 ou 5 losanges que j’ai disposé sur le couvercle.

Mettre la farce sur la pâte et ajouter le couvercle en rabattant dessus, sur les bords, les côtés de la pâte. Bien fermer en collant les 2 bords avec le doigt mouillé et en pinçant.
Il ne faut absolument pas, qu’à la cuisson, la farce puisse s’échapper des bords.
Au centre du couvercle, faire un petit trou dans lequel on introduit une carte de visite roulée qui sert de cheminée. On cachera le trou avec un motif de pâte qu’on aura fait cuire pour la décoration.
J’ai utilisé du papier alu roulé pour faire la cheminée. Il est important, une fois le pâté cuit, de boucher le trou pour que la farce ne sèche pas.

Enfourner et cuire 40 à 50 minutes. Démouler chaud.

Se prépare 2 ou 3 jours à l’avance et se mange froid mais non réfrigéré. Les meilleurs moules sont des cocottes rondes en aluminium. Bien entendu, si on a truffé le pâté, c’est plus délicieux.

Notes :
* Mamé est la traduction provençale de Mamie
** Indications de mon arrière arrière grand-mère pour la pâte : Un peu plus d’½ hecto de beurre, 2 œufs, une cuillère à soupe de lait, une pincée de sel, farine nécessaire à la formation de la pâte. Abaisser la pâte au rouleau d’une épaisseur d’une pièce de 40 sous. Une pincée de levure en poudre après avoir travaillé la pâte.
*** Indications de mon arrière grand-mère et grand-mère : Préparer la croute avec un paquet de Feuilletine Alsa. Elle est beaucoup plus fine et il est certain de bien la réussir avec une feuille et demi. C’est le feuilletage rapide, boite N°1 qu’il faut employer. Voir la notice dans la boite.

Mendiants au chocolat noir, pistaches & clémentines caramélisées

Le mois de décembre et l’approche de Noël sont placés sous le signe des traditions. Certaines universelles et d’autres familiales … Et j’en ai plusieurs de ces traditions familiales auxquelles je tiens beaucoup et dont je vous parlerais tout au long de ce mois.

Début décembre, quand nous étions petits, avec mon frère, une de nos activités incontournables à l’approche de Noël, était la peinture des santons pour la crèche.
Afin d‘organiser cet épisode artistique (sic), nous allions d’abord faire notre visite annuelle à la foire aux santons, présente chaque année au mois de décembre sur la Canebière depuis 1803 (!), pour s’approvisionner en santons tout nus …
Une visite magique où les santons les plus variés, de la miniature aux grands et superbes santons, réalisés dans la plus pure tradition provençale et vêtus des plus beaux tissus, se côtoyaient pour notre plus grand plaisir et émerveillement.
De retour à la maison, armés de nos pinceaux, nous peinturlurions, dans un style très personnel, les futurs santons de notre crèche.

Fiers de nos œuvres et considérant qu‘une récompense s‘imposait, nous passions ensuite en cuisine afin de réaliser la délicate opération de caraméliser des quartiers de mandarines ou clémentines … Et croyez-moi, quand le croquant du caramel rencontre le moelleux et juteux des agrumes … C’est … Hummmm … tout simplement diabolique !

Si j’ai cessé depuis bien longtemps de peindre des santons, je perpétue la tradition clémentino-caramelesque et j’ai enrichi la recette originale pour vous proposer ces mignardises très gourmandes.

Mendiants au chocolat noir, aux pistaches & clémentines caramélisées

Ingrédients pour une quinzaine :
- 2 ou 3 clémentines
- 100 gr de sucre
- 200 gr de chocolat noir pâtissier
- Pistaches décortiquées

Eplucher les clémentines. Oter les parties blanches et les détailler en quartier.
Préparer un caramel en faisant chauffer le sucre additionné de 4 c à s d’eau. Lorsqu’il commence à blondir, retirer du feu. Tremper les quartiers de clémentine dans le caramel à l’aide d’une pique et les laisser refroidir sur du papier sulfurisé.

Enlever la peau des pistaches. Les tremper quelques minutes dans l’eau chaude pour faciliter cette opération. Torréfier les pistaches quelques minutes à la poêle ou au four.

Faire fondre le chocolat au bain marie. Le laisser tiédir puis déposer , avec une cuillère, des cercles de chocolat fondu d’environ 5cm de diamètre sur une feuille de papier sulfurisé. Déposer immédiatement un quartier de clémentine caramélisées et 2 ou 3 pistaches pour qu‘ils soient pris dans le chocolat. Laisser durcir.