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Catégorie [ Goût de la simplicité ]

Tapenade aux olives vertes & thon

J’aurais volontiers affiché sur ce billet quelques photos de mon séjour en Corse, celles prises à Porto Vecchio ou aux Aiguilles de Bavella ou à Bonifacio … Mais quelqu’un a malencontreusement effacé toutes les photos de la carte mémoire de l’appareil, deux jours avant notre départ.
Alors que je lézardais sur la plage, bercée par le bruit des vagues et glissant dans une douce torpeur, ce quelqu’un jouait avec l’appareil photo. J’entendis alors “Je crois que j’ai fait une connerie” … “Huumm” répondis-je, la béatitude me gagnant … “Une grosse connerie” … J’ai ouvert un oeil, visiblement une réponse un peu plus élaborée était attendue “C’est à dire ?” … “Je crois que j’ai effacé toutes les photos de l’appareil !” … Les deux yeux ouverts je me suis redressée très promptement et, alors qu’une réplique très colorée s’apprêtait à fuser, une arrivée insolite m’a fait taire. Je lui ai arraché l’appareil des mains et j’ai entrepris de remplir à nouveau la carte mémoire.

Bain de mer à Pinarello

 

Le retour étant un peu difficile, j’attaque “tranquille”, avec une petite recette toute simple, pas Corse mais inspirée d’une tapenade que j’ai dégusté en Corse.
Je vous conseille, lors de la réalisation de tapenade verte ou de tout autre préparation avec des olives vertes (ainsi qu’avec des noires, c’est valable pour toutes les couleurs !), de choisir impérativement des olives de qualité non dénoyautées. Si l’olive verte dénoyautée est très pratique, elle est en général gorgée d’eau, molle, quasi insipide.
J’achète mes olives au détail soit sur le marché, soit chez mon primeur et je les conserve dans un bocal en les recouvrant d’huile d’olive. Cela permet de les garder plus longtemps. Et quand les olives sont toutes mangées, je récupère l’huile d’olive et je l’utilise pour mes vinaigrettes par exemple.

Tapenade aux olives vertes & thon

Ingrédients : 
- 200 gr d’olives vertes*
- 50 gr de thon en boite**
- 1 c à c bombée de câpres
- 1 gousse d’ail
- 1 c à s de jus de citron
- 4 ou 5 c à s d’huile d’olive***

*J’ai utilisé des olives vertes de la variété Picholine. Elles sont fermes, craquantes et goûteuses.
**A l’huile d’olive pour moi mais le thon au naturel peut aussi bien convenir.
***A doser selon vos goûts. J’ai utilisée celle de mon bocal d’olive.

Dénoyauter les olives vertes.
Faire égoutter le thon.
Eplucher la gousse d’ail

Mettre dans le bol d’un robot mixeur tous les ingrédients sauf l’huile d’olive.
Mixer.

Pour la texture de la tapenade, c’est selon les goûts. Je l’aime très grossière, avec des morceaux. Si vous préférez une texture plus lisse, il suffit de laisser tourner plus longtemps votre robot mixeur.

Lorsque le mélange approche de la texture que vous souhaitez obtenir, ajouter l’huile d’olive en filet tout en continuant de mixer et jusqu’à obtenir la consistance désirée.
Goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

Criques de topinambours à la coriandre & piment d’Espelette

Ces jours-ci, sur plusieurs blogs culinaires, j’ai pu voir, au lieu des habituelles photographies de recettes, des clichés de la nature se réveillant. Des instantanés de printemps … Premiers bourgeons, premières fleurs … Superbes !

Ici la nature est toujours endormie, sous la neige et il faudra encore des semaines avant que les premières fleurs n’éclosent. Le printemps est encore loin pour moi. Après une semaine de météo clémente et de soleil radieux, l’hiver s’est à nouveau manifesté, au cas où j’aurais oublié qu’il n’est pas fini !
Hier, je suis partie faire quelques courses, à pieds, sous quelques très timides flocons, bonnet et gants dans la poche (ils y sont toujours, c’est une règle ;) ). J’ai fait ma petite balade dans les rayons du supermarché mais quand j’ai rejoint les caisses … Je me suis arrêtée net en voyant le spectacle par les portes vitrées : une tempête de neige faisait rage !! La caissière était aussi dépitée que moi. C’est dur hein ? M’a-t-elle dit avec une grimace … On a papoté et disserté un moment sur les difficultés à vivre ici quand on n’est pas né montagnard. Puis j’ai sortie mon bonnet et mes gants de ma poche, et suis rentrée en vitesse, tête baissée pour éviter les gros flocons dans les yeux. Bouhhh … Oui c’est dur !

Puisque je suis toujours en mode « hiver », je vous propose une petite recette de légume-racine, toute simple pour changer un peu des criques de pommes de terre. Le topinambour est un légume assez fort en goût qui peut déranger. Chez moi on adore mais vous pouvez faire moitié topinambour, moitié pommes de terre.

Criques de topinambours à la coriandre & piment d’Espelette

Ingrédients :
- 500 gr de topinambours
- 1 grosse échalote
- 1 œuf
- ½ c à c de coriandre en poudre
- Une pincée de piment d’Espelette (selon vos goûts)
- Sel et poivre

Éplucher les topinambours. Les râper avec une grille à gros trous.
Éplucher et émincer l’échalote.
Dans un saladier, mélanger les topinambours râpés, l’échalote émincée, la coriandre, le piment. Mélanger. Ajouter l’œuf battu. Saler et poivre.

Faire chauffer une poêle avec un peu de matière grasse. Y déposer le mélange en petits tas en leur donnant une forme ronde et aplatie. Laisser cuire une dizaine de minutes de chaque côté à feu moyen. Attention le retournement est délicat …

Brioche légère à la fève Tonka

J’ai bien craqué sur la fève Tonka … Son côté légèrement vanillée, un peu caramélisé associé à une saveur indéfinissable très plaisante … Oui j’ai carrément craqué ! Au point de faire des infidélités à ma chouchoute fleur d’oranger.
Jusqu’à présent, je n’étais jamais arrivée à me décider à parfumer mes brioches autrement qu’avec de la fleur d’oranger et du zeste d’orange. Mais après avoir goûté la fameuse fève, c’est tout naturellement qu’elle s’est imposée comme un parfum potentiel de mes brioches. Testée et approuvée, à faire et à refaire, c’est terrible !

Au sujet de cette brioche, cela n’est pas une « vraie » : pas d’œuf, pas de lait et très peu de beurre. Elle est une de mes classiques, très légère et moelleuse, parfumée. Elle se mange sans fin (faim) ;)

Brioche légère à la fève Tonka

Ingrédients :
- 250 gr de farine
- 60 gr de beurre
- 40 gr de sucre + 1 c à c + saupoudrage
- 1 sachet (5,5 gr) de levure de boulanger sèche
- 1 fève Tonka (taille moyenne)
- Pincée de sel
- 180 ml d’eau

La veille :
Mélanger 50 g de farine, la levure de boulanger, 1 c à c de sucre et 50 ml d’eau. Couvrir d’un linge propre et laisser reposer 1 heure.

Râper la fève Tonka.
Dans un saladier, mettre la farine et le beurre coupé en petits morceaux. Ecraser, avec les doigts, jusqu’à obtention d’un mélange sableux.

Faire un puits et ajouter la fève Tonka râpée, le sucre, le mélange à la levure et l’eau restante (130 ml). Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit formée.
Mettre la pâte sur un plan de travail fariné et pétrir une dizaine de minutes. La pâte doit devenir élastique et bien lisse.

Former une boule, la fariner et la déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser pousser 1 h 30 à température ambiante. La pâte doit doubler de volume.

Abaissez la pâte pour chasser l’air. Reformer une boule, fariner à nouveau et la remettre dans le saladier. Refermer hermétiquement avec du papier film et mettre au réfrigérateur pour la nuit. Minimum 12 h.

Le lendemain
Sortir la pâte du réfrigérateur et la laisser reposer une vingtaine de minutes à température ambiante.
La couper en 3. Former 3 boules.
Prendre une feuille de papier absorbant et l’imbiber d’eau. “Tamponner” le haut des boules de pâte d’abord sur le papier absorbant et ensuite sur le sucre en poudre. Cela permet de faire adhérer le sucre sur la pâte.
Déposer les boules de pâte dans un moule à cake et laisser reposer 1h couvert d’un linge propre.

1/4 d’h avant la fin de la levée, préchauffer le four T6 (180° C) avec un récipient contenant de l’eau.
Enfourner et cuire 35 à 40 minutes.

Moelleux à l’orange & pavot

On frôle encore les -15°C ce matin à Briançon … et ma voiture est sous des « tonnes » (50 cm ;) ) de neige.
Cela paraîtra ridicule à certain(e)s, et en particulier aux canadien(e)s, mais moi, si je peux éviter de sortir par ces températures … Je reste chez moi ! Comme je travaille à mon domicile, je peux me le permettre et, sans rire, je crains vraiment beaucoup le froid ! Je n’ai donc pas fait de courses depuis plusieurs jours et on vit sur les réserves. Qui commencent à s’épuiser …
La meilleure solution pour que les températures remontent, c’est une bonne grosse chape de nuages non ? Et comme je suis au bord du désespoir, j’envisage une “danse des nuages” : et si j’allais sautiller pieds nus dans la neige, vêtue d’un simple pagne (en fourrure polaire ! ) en invoquant les dieux ?

Je sais, je sais … Vous vous dîtes : un coup elle veut pas de nuage … Un coup elle en veut ! Dur de comprendre ? C’est normal, je suis un peu fadade …

En attendant de me décider, ou pas, à réaliser ce rituel, j’ai préparer ces moelleux avec une orange qui traînait dans ma corbeille de fruit.

Moelleux à l’orange & pavot
Cette recette est largement inspirée de « Gâteaux à l’orange et au pavot » du livre Marabout « Recettes vapeur »

Ingrédients :
- 1 orange non traitée
- 100 gr de poudre d’amandes
- 80 gr de sucre en poudre
- 1 c à s de graines de pavot
- 1 c à c de poudre à lever

- 2 œufs

75 gr de sucre glace
2 c à s de jus d’orange

Mettre l’orange dans une casserole, la couvrir d’eau, porter à ébullition et laisser mijoter 45 minutes. Dans le livre, il indique de veiller à ce que le fruit soit toujours recouvert d’eau mais chez moi, l’orange a tendance à flotter ! Egoutter l’orange, la passer sous l’eau froide et laisser refroidir.

A partir de là … J’ai fait à ma façon :
Préchauffer le four T6 (180°C)

Mélanger la poudre d’amandes, la poudre à lever, le sucre et les graines de pavot.
Couper l’orange cuite en quartiers et retirer les pépins. Les mixer finement au robot. Ajouter ensuite le mélange sec, mixer puis ajouter les œufs.

Répartir le mélange dans des moules à muffins beurrés si nécessaire. Enfourner et cuire 20 à 25 minutes. Démouler et laisser refroidir sur une grille.

Mélanger le sucre glace et le jus d’orange. Battre au fouet jusqu’à ce que le sucre soit dissous.
Etaler le sur les muffins. A l’envers pour moi.

La recette originale cuit les gâteaux au bain marie, au four, couverts d’une feuille de papier sulfurisé. Le glaçage est mon ajout personnel. Dans le livre, c’est un sirop qui est utilisé.
Ces gâteaux sont très fort en goût. L’orange est très présente … malheureusement l’amertume est aussi là. Je les referais certainement car je suis vraiment fan d’orange, mais en ne gardant que le zeste et la pulpe.