Hier, l’information était relayée en masse sur le Web et faisait grand bruit : le Nutella serait un produit dangereux … parce qu’il est trop riche ! Trop grasse et trop sucrée, la fameuse pâte à tartiner serait nuisible à notre santé et se retrouve dans le collimateur du parlement Européen.
Hier également, sans trop de bruits et d‘échos, était diffusé sur France 3 l’émission Pièces à conviction – Assiette Tous Risques. Une émission que j’ai regardé avec un effroi grandissant au fil des minutes …
J’ai découvert qu’en Norvège, plus gros fournisseur de saumon de la France, les saumons sont nourris … au pesticide ! Le diflubenzuron, annoncé dangereux pour l’environnement et toxique pour les poissons, est intégré directement à leur alimentation afin d’éradiquer les poux de mer qui prolifèrent, et ravagent les élevages, principalement en raison de l’intensité de la production.
J’ai pu voir des cabillauds monstrueux, déformés, dont 30% est transformé en filet et termine dans nos assiettes …
J’ai pu constaté les ravages, sur la santé des chiens, entre autre, d’une nourriture à base de carcasses de volaille gavés d’antibiotiques. Des médicaments qui ne laissent aucunes traces dans les analyses de ces volailles car … Ils ne sont même pas recherchés !
J’ai entendu cet éleveur de porc déclarer que des antibiotiques sont avalés par ses bêtes dans un but préventif, sans même qu’elles ne soient malades. Et que divers antibiotiques sont incorporés directement à leur nourriture, toujours sans qu’elles ne soient malades, afin de favoriser leur croissance malgré une loi qui interdit l’usage des antibiotiques comme facteur de croissance.
J’ai lu les titres, en gros et gras, des documents présentés à la caméra : des contrats d’objectif signés entre les laboratoires et les vétérinaires. Des « engagements d’achats annuels » de médicaments, assortis de remises sur les prix ainsi que de récompenses sous forme de chèque cadeaux de 500 euros si les ventes s’avéraient bonnes.
J’ai écouté ce professeur de l’Hôpital Bichat affirmer avoir noté une hausse significative de la résistance à tous antibiotiques des hommes. Dans son service, c’est dorénavant chaque semaine qu’il est confronté à la difficulté de tenter de soigner des personnes pour qui plus aucun traitement n’existe, faute d’avoir ingurgité trop d’antibiotique sans même le savoir.
J’ai appris que les Espagnols avaient, mystérieusement, obtenu une dérogation pour traiter leurs fraises avec un pesticide, le bromure de méthyle, interdit en Europe.
J’ai compris, grâce à Gilles Eric Seralini, chercheur et expert connu, et reconnu, dans le domaine des pesticides et des OGM, que les normes autorisés de résidus de pesticides dans les aliments sont totalement fantaisistes. La méthode pour les calculer est, selon lui, sans logique réelle : suite à une étude sur les rats, les taux sont divisés par un facteur subjectif qui ne tient compte ni de l’accumulation ni des effets combinés avec d’autres substances.
J’ai essayé de saisir ce qu’avaient à répondre ces experts, ce ministre et ces « officiels » bégayants, bafouillants et effrayés par les pressions qu’ils seraient susceptibles de subir.
… Etc …
Vous n’avez rien vu ni entendu de tout ça, et même plus ? Alors que je vous conseille de visionner cette émission très vite sur le site de France 3. Parce que ce qui ressemble fort à un horrible cauchemar n’est autre que la triste réalité.
Alors, que fait l’Europe ? Elle s’inquiète de la richesse du Nutella … Mais qui s’inquiète des poissons nourris aux pesticides, des volailles et porcs nourris aux antibiotiques ou des fruits et légumes gorgés de pesticides qui atterrissent dans nos assiettes ?
Alors je vous le demande : de qui se moque t-on ? Mesdames et messieurs les parlementaires, il serait plus que temps de revoir vos priorités !
Je vous suggère de lire également, si vous l’avez raté, l’interview que j’ai réalisé de William Reymond, journaliste d’investigation et auteur des livres Toxic – Obésité, malbouffe, maladie : enquête sur les vrais coupables et Toxic Food -Enquête sur les secrets de la nouvelle malbouffe.
Une étude américaine, réalisé par EWP, a établit un classement des fruits et des légumes en fonction de leur contamination aux pesticides. Cette liste se veut un guide d’achat des fruits et légumes non-bio permettant de limiter l’exposition aux pesticides, de faire les bons choix en achetant les fruits et légumes les moins contaminés.
Top 3 des plus contaminés : 1 – Céleri, 2 – Pêches, 3 – Fraises
Top 3 des moins contaminés : 1 – Oignons, 2 – Avocat, 3 – Maïs doux
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