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Archive pour juillet 2009

Lemon curd au thym, miel & huile d’olive … Quand je revisite le lemon curd …

Oui … Quand je décide de revisiter le lemon curd, c’est pas pour « de rire » ! Pas à moitié. Vous constaterez que je me suis appliquée à vous faire la totale : miel de lavande, thym et huile d’olive. C’est du made in Provence comme diraient les Anglais ! :D

Ma recette racontée de cette façon … Je m’aperçois que cela fait un peu « cliché ». On croirait que j’ai pris toute la Provence que j’avais sous la main pour la balancer dans un lemon curd ! Mais je vous rassure, c’est calculé et c’est quand même toujours le parfum du citron qui domine.

J’imagine très bien ce lemon curd dans des macarons. Pas vous ? Le hic, c’est que je ne fais pas les macarons ! Je les mange seulement … Je vais donc en parler à ma voisine, une spécialiste. Je pourrais faire le curd, elle ferait les coques des macarons (et les photos). On les dégusterait ensuite ensemble, sous la tonnelle, au son des cigales et au parfum de la lavande … Si c’est pas de la stratégie / tactique ça ! ;)

Lemon curd au thym, miel & huile d’olive

Ingrédients :
- 2 ou 3 citrons non traités
- 70 ml d’eau
- 4 ou 5 brins de thym (frais si possible)
- 110 gr de miel de lavande
- 2 œufs
- 1 c à s de maïzena
- 2 c à s d’huile d’olive

Faire chauffer l’eau et y infuser les brins de thym pendant une vingtaine de minutes. Filtrer l’infusion.

Laver et sécher les citrons. Prélever le zeste d’un citron.
Presser les citrons pour obtenir 90 ml de jus.

Dans un récipient, battre au fouet les œufs et le miel. Quand le mélange est homogène, ajouter le jus des citrons, l’infusion de thym, le zeste et la maïzena. Bien mélanger.

Faire épaissir le mélange au bain-marie en remuant sans arrêt. Lorsqu’il a épaissi, le retirer du feu et ajouter l’huile d’olive, en filet, sans cesser de mélanger.
Le laisser refroidir puis entreposer ensuite au réfrigérateur.
A déguster très frais.

Merci beaucoup à Cicerolle pour avoir noté mon blog dans sa liste d’ »I love your blog ». 

Mascarpone Maison … L’aventure fromagère continue !

Revenons à notre sujet préféré : la cuisine …

Jouer à la fromagère me plait décidément beaucoup ! Après la ricotta maison, c’est tout naturellement que mon choix s’est porté sur le mascarpone. Je suis tellement fan ! ;)

Je me suis inspirée de ce billet pour mes essais. Le premier test fut un ratage : avec le mélange crème / lait j’ai obtenu un mascarpone qui manquait vraiment beaucoup de fermeté, plus proche d’une crème épaisse que d’un mascarpone.

Mais je n’allais pas abandonner aussi facilement ! J’ai alors opté pour un mélange de crème entière et de crème allégée, bidouillant un peu les proportions.
Bingo ! Ma version est un tout petit peu moins ferme que celui que j’achète habituellement et un peu moins lisse. La différence est assez minime.
Il sent bon, il est bon … Adopté ! J’en referais sans faute.

Mascarpone Maison

Ingrédients pour environ 280 gr de mascarpone :
- 350 ml de crème liquide entière (30% de MG)
- 150 ml de crème liquide allégée (12% de MG)
- 20 ml de jus de citron

Mélanger les crèmes liquides dans un récipient en verre (adapté à la cuisson au bain-marie).
Faire chauffer ce mélange doucement, au bain marie, jusqu’à ce qu’il atteigne une température de 85°C.

Ajouter alors le jus de citron et bien mélanger. Le mélange va commencer à épaissir immédiatement.
Maintenir la température du mélange à 85°C pendant 5 minutes en tournant régulièrement.
Retirer du bain-marie, laisser refroidir et entreposer au réfrigérateur 12 heures. Le mélange va continuer d’épaissir.

12 heures après : placer une passoire fine sur un récipient et la tapisser avec 2 ou 3 gazes superposées. On trouve les gazes en pharmacie. Choisissez les plus grandes, c’est plus pratique. 

Transférer le mélange dans la passoire. Le « futur » mascarpone se présente alors sous la forme d’une masse assez compacte  et de petit lait au fond du récipient. Inutile de verser ce petit lait dans la passoire ;)
Laisser égoutter au moins 24h heures au réfrigérateur.

Je l’ai conservé dans une boite hermétique, au réfrigérateur, et je l’ai utilisé dans les 3 jours. Il continue à rendre du petit lait qui se dépose au fond de la boite. Il est encore meilleur le lendemain.

Non aux recettes au rabais ! Halte à l’exploitation des blogueur(se)s

Un titre à la Arlette, un peu « Laguillierien », carrément racoleur, je vous l’accorde, mais explicite non ? ;)

Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, pas de recettes de cuisine mais un coup de gueule. Mon premier coup de gueule, que je souhaite entendu, sur ce blog et qui  j’espère sera le dernier car ce n’est pas là sa vocation.

Me voilà donc blogueuse de cuisine depuis un peu plus d’un an … Et j’y prend grand plaisir, je m’amuse beaucoup ce qui est l’objectif premier de cette activité pour moi.
Je découvre aussi des nouvelles saveurs, produits, associations et recettes à travers des échanges, avec certains de mes visiteurs ainsi qu’avec d’autres blogueuses, que je considère très enrichissants. Ma cuisine évolue pour le plaisir des miens. Je me fais même des copines ! Que du bonheur ! Et inattendu car je n’avais pas imaginé « tout ça » quand j’ai débuté.

Ce que je n’avais pas imaginé non plus, c’est que ce blog allait faire de moi une personne intéressante … Intéressante non pas grâce à ma cuisine, à sa qualité ou à l’originalité de mes recettes mais grâce au bon référencement de mon blog dans les moteurs de recherche, à mon positionnement dans le classement Wikio, classement des soi-disant blogs influents, ou parce que parmi les visiteurs d’Alter Gusto, on trouve en majorité la fameuse « ménagère de moins de 50 ans » ou plutôt devrais-je dire la «cyber ménagère de moins de 50 ans » .
Bing ! Mon égo en prend un coup … Oui parce que j’ai quand même un ego suffisamment développé pour avoir supposé, en ouvrant ce blog, que ma cuisine était susceptible d’intéresser quelqu’un.

Cela me vaut donc d’être courtisé par des annonceurs, agence de marketing et de communication, marques, sites Web, régie publicitaire, journaux … Bref ! Tout ceux qui recherchent de la visibilité sur le Web ou privilégient cette fameuse cible de la «ménagère de moins de 50 ans » ou les deux.

Leur mail commence toujours par de la flatterie, les premières lignes sont très agréables à lire : votre blog est beau, votre cuisine est merveilleuse, vos recettes sont géniales, j’en ai même essayé quelques unes … Là, mon ego se gonfle, se met à ronronner, satisfait. Il ne peut s’en empêcher même s’il doute que les auteurs de ces mails aient seulement parcouru plus de la moitié d’une page de mon blog.

Les lignes suivantes de leur mail abordent LA proposition :
Le plus souvent on me propose de rédiger et publier une recette contre un produit gratuit, en général d‘une valeur entre 2 et 5 euros. Là, mon ego se met en sourdine et ma petite cervelle entre en action.
Je devrais donc :
Petit 1) réfléchir à une recette.
Petit 2) acheter les autres ingrédients nécessaires à cette recette.
Petit 3) réaliser la recette
Petit 4) faire la vaisselle
Petit 5) prendre le résultat de ma recette en photo en veillant à préparer une petite mise en scène pour que la photo soit la plus jolie possible.
Petit 6) rédiger la recette sans oublier de faire un peu de Bla Bla positif sur le produit.
Petit 7) relire et corriger les éventuelles fautes.
Petit 8 ) la publier sur mon blog.

Et en minutes de mon temps ça donne quoi ? Je vous laisse calculer combien de mon temps je devrais consacrer pour économiser 2 à 5 euros …  Moi je ne calcule pas, j’ai peur d’avoir peur ! Parce qu’en ces temps de crise, à calculer, calculons bien : je pense que j’aurais plus vite fait de faire des économies en collectionnant des bons de réduction par exemple …

Et puis, si le produit « offert » ne me plaisait pas ? Oui parce que je suis quand même assez difficile …  Si je n’avais plus aucune envie de le cuisiner après l‘avoir goûté ? Est-ce que je devrais quand même vanter ses mérites sous prétexte que je ne l’ai pas payé ? Et si je décidais de ne pas le cuisiner ? Faudrait-il que je justifie ce choix à grands coups de mail à mon « partenaire » ? Ou pire, que je rembourse le produit ? Que j’aille faire la queue des heures à la poste pour le renvoyer ? Argh ! Surchauffe de la petite cervelle.

Parfois il y a aussi des « chercheurs » de recettes bon marché, pour ne pas dire gratuites, qui me contactent. LA proposition est alors d’échanger une recette (je ne vous refais pas le coup de petit 1 petit 2 …) contre de la pub pour mon blog.
Alors puisqu’il est question d’un échange … Que pourrais me rapporter de la pub pour mon blog ? Devenir une célébrité ? Oh le rêve ! Oui parce que comme je n’ai rien à vendre, que je n’ai pas non plus de système de rémunération en fonction du nombre de mes visiteurs quotidiens, à quoi donc pourrait bien me servir de la pub pour mon blog ? A rien et rien pour moi = échange unilatéral ! 

Mais au fait … Dites donc … Est-ce qu’on se foutrait pas un peu de ma gueule là ? Et de la votre par la même occasion, gentils visiteurs de mon blog ?

Alors je le dis très clairement, une bonne fois pour toute : je n’ai pas de temps à perdre avec ces conneries. Je ne répondrais plus, même pour les décliner poliment, à aucunes propositions de ce type parce que je les considère INDÉCENTE.

Ce blog est mon espace personnel, il est non commercial, indépendant et sans contrainte.

J’aurais, bien sur, pu me dispenser de ce billet, me contenter de transférer directement ces mails / propositions dans la poubelle en silence … Mais voilà ! Ça m’agace beaucoup et quand ça m’agace, je le dis.

J’espère que vous êtes déçus de n’avoir pas trouvé de recettes aujourd’hui. Je vous donne rendez-vous bien vite pour de la cuisine, de la gourmandise, du plaisir je l’espère, et seulement ça !

PS : face à certaines réactions je tiens à préciser que ce billet d’humeur n’engage que moi. Il fait référence à des propositions que j’ai reçu, à du « vécu » et à ce que j’en pense.
Il n’a pas été rédigé en vue de critiquer ce qu’il se pratique sur d’autres blogs ni les choix que d’autres ont fait. Ce billet concerne Alter Gusto et c’est tout.

Gâteau moelleux aux tomates vertes, amandes & abricots

La tomate dans les desserts, je m’étais promis de re-tester et j’attendais avec impatience de trouver des tomates vertes.

La « faute » à ce livre, dont je vous ai déjà parlé, retrouvé, couvert de poussières, lors de mon déménagement.
Les différentes recettes testées étant à mon goût, c’est sans hésiter que j’ai suivi le conseil de l’auteur, Jesse Ziff Cool : remplacer les pommes par des tomates vertes dans les desserts.

Le résultat est visuellement surprenant … Et je défie quiconque qui goûtera mon gâteau de deviner que ces petits bouts verts sont des tomates ! Elles sont indétectables au goût … D’autant plus que les miennes étaient très douces, sans aucune acidité.
Il m’a semblé percevoir un léger parfum de tomate à la sortie du four. Hallucination olfactive ? Le gâteau une fois refroidi ne dégageait plus la moindre effluve de tomate.
A la dégustation, on sent bien qu’il y a « quelque chose de spécial » mais sans savoir le définir. C’était très bon et à refaire.

Gâteau moelleux aux tomates vertes, amandes & abricots

Ingrédients pour un moule de 22 cm de diamètre :
- 125 gr de farine
- 75 gr de poudre d’amande
- 1 c à s de poudre à lever
- 2 œufs
- 125 gr de sucre + 1 c à s
- 12 cl de crème liquide
- 150 gr de tomates vertes
- 200 gr d’abricots

Préchauffer le four à 160°C

Laver et dénoyauter les abricots. Les couper en dés.
Laver les tomates vertes. Les peler et les épépiner. Les couper en dés.
Tamiser ensemble la farine et la levure.

Mettre la poudre d’amande et le sucre dans le bol d’un robot mixeur. Mixer environ 2 minutes.
Ajouter les œufs, la farine, la levure et la crème. Mixer jusqu’à obtenir un mélange homogène.

Transférer la pâte dans un récipient. Ajouter les morceaux de tomates vertes et d’abricots. Mélanger délicatement.

Beurrer et saupoudrer de sucre un moule à gâteau.
Verser la préparation dans le moule. Enfourner et cuire 40 à 45 minutes.