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Archive pour octobre 2008

Croustades de poulet & champignons … Express et recyclage des restes de poulet

Bon, ben j’attends toujours la neige … Ah mes bonnes dames, tout fout l’camp, on n’peut plus se fier à personne ! ;)

En attendant, je cuisine encore des restes de poulet. Voui, j’en mange souvent. Jamais le dimanche, uniquement le mercredi … Et le responsable, c’est Marco, de son petit surnom.
Marc Escallier “monte” de Gap tous les mercredis depuis de nombreuses années. Fidèle parmi les fidèles, seule la neige peut empêcher sa venue.

Ce rôtisseur des Alpes s’installe très tôt le matin sur le marché pour cuire, sur place, ses volailles d’origine diverses : des Landes, de Bresse, de l’Ain et de la Drome car il n’y a pas d’élevages dans les Hautes-Alpes. Je vous laisse imaginer le parfum qui se diffuse autour de sa rôtisserie …
Lancez-le sur le sujet du choix de ses produits et des critères de qualités, il est intarissable, pointilleux et connaisseur. Par contre, abordez la préparation des volailles, il devient instantanément muet … Secret de rôtisseur ! Même sous la torture, il ne parlera pas. Tout ce que j’ai pu lui soutirer comme informations est qu’il s’agit d’un mélange d’herbes et d’épices.
Et finalement cela n’est pas bien important, tant qu’il continue à proposer son poulet fermier diaboliquement moelleux et parfumé ! je suis total addict … et j’attends avec impatience de goûter le fameux poulet noir, un must selon lui.

Je fais rarement cette autre recette de recyclage des restes de poulet, tout simplement car je ne trouve pas de feuilles de filo à Briançon. Alors, merci ma copine Sophie de m’avoir approvisionné, j’en ai un petit stock et j’en profite.

Petite astuce : je ne badigeonne pas mes feuilles de filo de beurre avant la cuisson sur les conseils de mon amie Gisèle, chef à Marseille … Le résultat est plus léger et tout aussi croustillant. Dés la sortie du four, un léger coup de pinceau trempé dans l’huile d’olive sublime la croustade (sauf que j’ai oublié).

Croustades de poulet & champignons

Ingrédients pour 2 croustades :
- 120 gr de restes de poulet
- 70 gr de champignons de paris
- 30 gr de pancetta ou lardons fumés
- 1 c à s de ciboulette hachée
- 1 c à s de persil haché
- 5 cl de vin blanc
- 10 cl de crème liquide
- 1 ou 2 échalotes selon la taille
- 2 feuilles de filo

Option : huile d’olive

Préchauffer le four T6 (180°C)

Emietter le poulet. Ou couper le en morceaux. Je préfère le déchirer en petites lanières avec les doigts.
Eplucher et émincer les échalotes. Les faire revenir, sans les roussir, dans une poêle avec la pancetta coupée en petits morceaux. Ajouter les champignons émincés et cuire environ 5 minutes.
Ajouter le vin blanc et laisser frémir 2 ou 3 minutes. Ajouter ensuite le poulet, les herbes puis la crème. Dés que la crème est chaude, retirer du feu, poivrer et goûter pour rectifier l’assaisonnement. Peut être faut-il rajouter du sel mais attention, la pancetta est déjà salée.

Pour simplifier la préparation des croustades, j’utilise un ramequin d’une douzaine de cm de diamètre pour les former mais sans les cuire dedans. C’est seulement pour le moulage.
Couper une feuille de filo en 2 et disposer les moitié en croix. Les déposer dans un ramequin. Les enfoncer délicatement en les laissant dépasser sur les bords.
Remplir avec le mélange au poulet en tassant un peu puis froisser les morceaux qui dépassent du ramequin sur le dessus de la croustade.
Démouler et déposer sur une plaque de pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Procéder de la même façon pour la deuxième et enfourner 15 à 20 minutes.

Dés la sortie du four, vous pouvez les badigeonner légèrement au pinceau d’un peu d’huile d’olive. Déguster avec une salade verte.

Un grand merci à Clémence du blog Les tentations culinaires de Clémence pour avoir pensé à moi et m’avoir envoyé un petit message sous forme de récompense « I love your blog » et à Bache du blog Bache à la cuisine pour m’avoir cité pour un diamant Brillante Weblog. Je fais suivre rapidement …

Mini cakes au mascarpone, fruits secs (pomme, poire, ananas) & Limoncello … Tea time est dans la place !

Je ne sais pas vous … mais moi, dés les premiers froids, ceux qui annoncent l’hiver, je réinstaure le Tea time. Cette pause tellement réconfortant, “réchauffante”, parfois gourmande et du pur plaisir pour les amatrices de thé dont je fais partie. Mais, en général, cela vient plus tard dans la saison … Bien plus tard … Pas au début de l’automne ! J’ai dit automne ? Vous êtes en automne vous ? Moi, je suis allée direct à la case hiver, sans passer par l’automne et sans toucher 20000 ;)

Comme je n’ai pas vraiment le profil anglo-saxon, vous vous en douter !, mon rituel n’est pas très élaboré. Je me contente, le plus souvent, d’un bon thé et de quelques tartines de confiture. Mais là … là … Vous n’imaginez même pas ce qu’il va m’arriver demain ! Et à quel point je vais avoir besoin de réconfort gourmand … Ces fadas de la météo annoncent la neige. Et pas à 2000 m mais chez moi, dans mon jardinet. Et s’ils avaient raison pour une fois ? Au cas ou, j’ai prévu ces mini-cakes pour me consoler et surtout m’apaiser car je sais déjà l’effet que cela va me faire … X(

Bon changeons de sujet … bien plus agréable : mes citrons. Mes fabuleux citrons … Tout droit venus de Sicile. Ils sont un peu moches car non traités mais quel parfum ! C’est ce gentil producteur Italien, Danilo, dont je vous ai déjà parlé, qui me les amène jusqu’à Briançon. Je n’ai pas résisté à en râper quelques zestes dans mes mini-cakes … c’est … Olala … irrésistible !

Mini cakes au mascarpone, fruits secs (pomme, poire, ananas) & Limoncello

Ingrédients pour 4 mini-cakes bien bombus :
- 180 gr de farine
- 2 oeufs
- 80 gr de sucre*
- 120 gr de mascarpone
- ? de sachet de poudre à lever (6 gr)
- 100 gr de fruits secs (poire, pomme, ananas)
- Le zeste d’un citron non traité
- 4 c à s de Limoncello

*J’ai diminué le sucre car mon Limoncello est assez sucré. Si vous utilisez un autre alcool, il faudra peut être en rajouter.

Préchauffer le four T6 (180°C)

Râper le zeste du citron.

Couper les fruits secs en petits dés. Les fariner légèrement. Les fruits que j’ai utilisé étaient “fraîchement” séchés donc très moelleux, presque comme des fruits confits. Si vous utilisez des fruits desséchés, il est préférable de les faire un peu tremper dans de l’eau chaude.

Dans le bol d’un robot, mettre le sucre et le mascarpone. Mixer quelques secondes puis ajouter la farine, la levure, les oeufs. Mixer jusqu’à obtenir un mélange homogène et lisse.

Ajouter le Limoncello et le zeste de citron. Mixer à nouveau quelques secondes puis transvaser dans un saladier. Ajouter les fruits secs et mélanger pour bien les répartir.

Mettre la pâte dans des mini moules à cake beurrés. Au ? de la hauteur car cela gonfle pas mal … Enfourner et cuire 25 à 30 minutes.

Pas de photos de coupe car je les aient raté … dur dur l’entrainement ! je n’ai pas encore trouvé l’endroit où la lumière est idéale dans ma maison ni la bonne lampe pour éclairer correctement et pour restituer les bonnes couleurs.

Tarte des Alpes à la gelée de groseilles sauvages

Une autre des spécialités alpines que j’apprécie particulièrement. Une tarte très simple … juste de la pâte sablée et de la confiture.
A l’origine, elle n’était réalisée qu’en hiver, avec les confitures de l’été, et permettait de déguster un dessert fruité même quand les fruits font défaut. On en trouve dans toutes les Hautes Alpes, chaque boulangerie / pâtisserie propose la sienne. Et, si une bonne pâte sablée est importante, c’est surtout la qualité de la confiture qui fait la différence.

Ma gelée est particulièrement goûteuse … J’ai la chance de pouvoir ramasser des groseilles sauvages, là haut dans la montagne ! vers 2000 m d’altitude dans la haute vallée de la Clarée. Mon premier buisson se trouve juste devant les 2 sapins. On aperçoit, derrière, la Clarée qui serpente en diffusant une douce musique d’eau qui s’écoule et de clapotis … Pour trouver les autres buissons, on s’enfonce un peu dans la forêt … Le cadre est féerique, l’air est pur et le calme presque absolu si ce n’est les bruits de la nature (et accessoirement la neige !). La corvée se transforme en plaisir et en émerveillement, chaque année, renouvelés.
La bonne surprise a été de constater, à notre arrivée, que les groseilliers sauvages étaient encore abondamment chargés de fruits bien mûrs et donc plus facile à ramasser ! ;)

Tarte des Alpes à la gelée de groseilles sauvages

Ingrédients pour 4 petites ou 1 grande :
- 200 gr de farine
- 100 gr de beurre mou
- 1 pincée de sel
- 1 pincée de levure
- 1 jaune d’oeuf
- 60 gr de sucre
- 1 grosse c à s de miel de montagne
- Un peu de lait pour badigeonner
- De la (très bonne) confiture de votre choix

Mettre la farine, le sel, la levure et le beurre dans un saladier. Travailler à la main. Ecraser, avec les doigts, jusqu’à obtention d’un mélange sableux.
Battre ensemble le jaune d’oeuf, 2 c à s d’eau, le sucre et le miel jusqu’à ce que le mélange blanchisse. L’ajouter à la farine “sablée” et mélanger pour obtenir une boule de pâte. Laisser reposer au réfrigérateur pendant 1h.

Préchauffer le four à 160°C.

Fariner légèrement le plan de travail et étaler finement la pâte au rouleau. Découper 4 cercles d’environ 15 cm de diamètre. Les déposer sur une plaque de pâtisserie recouverte de papier sulfurisé.
Garnir avec une couche de confiture (pas trop épaisse sinon cela déborde) jusqu’à environ 1 cm du bord.
Couper dans les chutes de pâte, des bandelettes d’ ½ cm de large. Les badigeonner de lait et les déposer sur la tarte en les croisant.
Replier les bord de la tarte vers l’intérieur et badigeonner de lait au pinceau. Enfourner et cuire 15 à 20 minutes.