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Archive pour octobre 2008

“Canistrelli” à l’huile d’olive, citron & myrte

La Corse dans un biscuit … Ce fut parfait : j’ai fermé tous les volets, allumé toutes les lampes, augmenté le chauffage. Puis j’ai enfilé mon maillot de bain, mes lunettes de soleil … et j‘ai dégusté langoureusement mes “Canistrelli” ! B-)
Oui j’ai pété les plombs ! Ces menaces de chutes de neige automnales me paniquent un peu. Je suis fragile et un rien est susceptible de déclencher une « crise ». Comme ce coup de fil de mon … heu … adorable (?) frère qui coule des vacances paisibles sur l’Ile de Beauté.

Mercredi, jour de visibilité nulle et de températures glaciales, alors que j’avais même renoncé à aller au marché, mon portable sonne :
« Allo ma sœur, tu sais ce que je fais ? » – Non – « Je cueille les clémentines dans l’arbre et je les mange » – Sérieux ? – « Oui, t’entends pas comme elles sont bonnes … Slurp slurp » - Eeennffoooiiiirrréééé … Bla bla … – « Les oranges sanguines ne sont pas tout à fait mûres, encore quelques jours » … Bla bla … – « Bon je te laisse j’arrive pas à cueillir avec une seule main ! Niark niark « … Clic … Boooouuuuuhhhhhh ! Moi aussi j’en veux. :( (

Z’inquiétez surtout pas, la crise est passagère, ça ira mieux en décembre, période à partir de laquelle j’aime beaucoup la neige. Avant c’est trop trop tôt et signifie que l’hiver sera très très long !

Je précise quand même que cette recette n’a rien de véritable ou d’authentique car je ne veux surtout pas me fâcher avec mes amis Corses. Il s’agit juste d’une improvisation qui s’est révélée délicieuse et réconfortante. L’alcool de myrte, que je rapporte de Corse, est un peu magique : je n’aime ni son odeur, ni son goût et suis totalement incapable d‘en boire. Mais dés lors qu’il est mélangé au citron, la magie de la chimie opère. Son goût s’adoucit considérablement, se modifie et … je l’adore. Incroyable non ?

“Canistrelli” à l’huile d’olive, au citron & à la myrte

Ingrédients :
- 200 gr de farine
- 50 gr de sucre + saupoudrage
- 1 c à c de poudre à lever
- 60 gr d’huile d’olive
- 1 citron non traité
- 2 c à s d’alcool de Myrte*

*on peut le remplacer par du vin blanc ou du Limoncello ou du jus de citron pour une version non alcoolisée.

Râper finement le zeste du citron. Presser son jus.
Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre à lever, le sucre et le zeste du citron. Ajouter l’huile d’olive, le jus du citron et l’alcool de Myrte. Bien mélanger et former une boule.
Etaler la pâte au rouleau, entre deux feuilles de papier film, environ 1 à 1,5 cm d‘épaisseur. Laisser reposer au réfrigérateur pendant une heure.

Préchauffer le four T6 (180°C)
Saupoudrer la pâte de sucre en poudre puis la couper en carré. Les déposer sur une plaque à pâtisserie recouverte d’une feuille de papier cuisson ou siliconée. Enfourner une vingtaine de minutes. Laisser refroidir les biscuits sur une grille.

Focaccia à la semoule, romarin & figues sèches … Idéal avec le fromage

Quand on imagine une recette, on pense goûts … parfums … couleurs. L’intuition nous guide ainsi que le bon sens. Encore qu’il m’arrive de m’égarer et de faire preuve d‘un peu trop de fantaisie ;) Et selon nos envies, celles de faire plaisir ou de se faire plaisir, et l’inspiration du moment, on reproduit, invente ou réinvente. Pourquoi ? Pour que l’instant, souvent fugace, de la dégustation provoque des émotions.

Quand j’ai imaginé les arômes de cette foccacia, j’ai pensé à moi, très égoïstement, à mes envies, à la première bouchée et à l’ambiance estivale dans laquelle elle me propulserait. Ce dernier point est assez révélateur de mon état d’esprit du moment … J’ai froid, je vois, doucement mais surement, la neige approcher. J’aperçois de mes fenêtres les sommets qui blanchissent et cette vague blanche se rapproche d’heure en heure ! Mais quand je fermerais les yeux et gouterais ma foccacia, je me retrouverais instantanément plus au Sud grâce à ce merveilleux parfum de romarin et à la fin de l’été quand je croquerais ces petits morceaux de figues.

Vous l’avez bien compris … Je ne suis pas du tout prête pour la neige ! :( (

Focaccia à la semoule, romarin & figues sèches

Ingrédients :
- 150 gr de farine T55
- 100 gr de semoule fine de blé dur
- 1 c à c de sel
- 1 c à c de miel de romarin (ou autre)
- 150 ml d’eau tiède
- 5,5 gr de levure de boulanger déshydratée
- 1 c à s d’huile d’olive + 2 c à s
- 1 ou 2 branches de romarin
- 5 ou 6 figues séchées*

*Celles qui sont entières et natures, pas celles qui sont « écrabouillées » et plates

Mélanger l’eau tiède, le miel et la levure. Laisser reposer 15 minutes.

Dans un grand saladier, mélanger la farine, la semoule et le sel. Faire un puits et ajouter la préparation à la levure. Mélanger et, quand la pâte est formée, la transférer sur le plan de travail. Pétrir pendant 5  minutes puis ajouter 1 c à s d’huile d‘olive. Pétrir à nouveau environ 5 minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien lisse et élastique.

Former une boule. Fariner et déposer dans un grand saladier. Recouvrir de façon hermétique avec du papier film. Laisser reposer environ 1h selon la température ambiante de votre pièce. La pâte doit doubler de volume.

Dans un petit récipient, mélanger 2 c à s d’huile d’olive et le romarin. Je pile un peu le romarin au mortier afin qu’il libère tous ses arômes.
Couper les figues sèches en 4.

Aplatir la pâte pour dégazer un peu et façonner la foccacia : rabattre la pâte une première fois à moitié du morceau puis rabattre l’autre bord par-dessus. L’étaler ensuite au rouleau (épaisseur environ 1,5 cm). La déposer sur une plaque à pâtisserie recouverte d’une feuille de papier cuisson ou siliconée.
Disposer harmonieusement les quartiers de figues sèches en appuyant un peu pour les enfoncer dans la pâte. Badigeonner, au pinceau, avec l’huile d’olive parfumé au romarin.
Recouvrir d’un linge propre et laisser lever 1 h.

¼ avant la fin de la levée, préchauffer le four T6 (180°C) avec un plat contenant de l’eau.
Enfourner et laisser cuire 20 à 25 minutes.

Pâte feuilletée au chocolat blanc #2 – Tatin de butternut aux écorces d’oranges confites

J’ai récidivé et fait quelques tests avec ma fameuse pâte feuilletée au chocolat blanc. Pas tous concluants comme par exemple quand j’ai voulu qu’elle soit encore plus rapide à préparer et que j’ai mixé le chocolat plutôt que de le râper … A oublier immédiatement, ce fut un total ratage ! Pas assez fin j’imagine. Ou quand j’ai étalé la pâte trop finement, version “transparente” et qu’elle n’a pas voulu feuilleter. Mais il y a eu quelques succès comme ces feuilletées aux Cranberries réalisés avec les chutes de ma tatin.

Cette tatin est assez surprenante et confirme que la butternut s’adapte très bien aux associations sucrées. Cependant, elle n’a pas fait l’unanimité et il y a eu les “C’est vraiment délicieux” et les “C’est quoi ton truc là” … On ne peut donc pas qualifier cette tatin de “gourmandise universelle” et si j’avais su ce qui m’attendait en ce début de semaine X( , j’aurais opté pour quelque chose de plus réconfortant … Parce que ça n’est quand même qu’une tarte à la courge ! Soyons honnête, elle ne transporte pas dans une extase gourmande et son effet psychologique n’est pas franchement transcendant …
Et comme

Les fadas de la météo annoncent, à partir de demain, l’apocalypse blanche et des froids sibériens chez moi.
Mes “potos” marseillais, et en particulier mon frère, qui étaient au Vélodrome hier soir, pour voir l’OM se faire explOOOser par le PSG, ont un très très grand besoin de réconfort …
Ce matin, ma Nespresso a rendu l’âme. Elle m’a lâché avant le premier café du matin et ce fut extrêmement désagréable !!

J’ai besoin d’une recette de ouf ! Z’avez ça dans vos tablettes ? :-?

Tatin de butternut aux écorces d’oranges confites

Ingrédients pour 4 tartelettes :
- 350 gr de chair de butternut cuite
- 40 gr d’écorces d’oranges confites
- 50 gr de sucre
- 1 pâte feuilletée au chocolat blanc

En option : un pincée de cannelle

Préchauffer le four T6 (180°C)

Couper la chair de butternut en lamelles un peu épaisses. Ma butternut étant cuite à la vapeur, elle était un peu gorgée d’eau et je l’ai fait revenir quelques minutes à la poêle avec une c à s de sucre, à découvert, pour éliminer cet excédent d’eau.

Couper les écorces d’oranges confites en petits dés et les répartir dans des moules à tartelettes beurrés.

Dans une casserole, faire caraméliser le sucre avec 1 c à s d’eau. Lorsque le caramel commence à foncer, le verser dans les moules à tartelettes. Disposer dessus les lamelles de butternut et éventuellement, saupoudrer d’une pincée de cannelle.

Fariner un peu le plan de travail et étaler la pâte au rouleau. Découper des cercles un peu plus grands que le diamètre des moules et disposer la pâte sur les lamelles de butternut en rentrant les bord à l’intérieur du moule. Enfourner pour une trentaine de minutes. La mienne manque un peu de cuisson.

Démouler les tartelettes encore chaudes sinon c’est démoulage raté assuré.

J’en profite pour proposer cette recette au concours « La citrouille c’est pas sorcier ! » organisé par 750 grammes

Crème pas brûlée à la crème de marrons … avec une fine couche croquante de chocolat

Un peu laborieux ce titre non ? ;)

J’ai piqué cette idée de dessert dans un petit restaurant Italien où j’ai déjeuné à Grenoble … Un peu étonnant car cette crème brûlée n’est pas vraiment typée Italienne !
Mais peu importe, comme j’ai beaucoup aimé, cette idée s’est logée dans ma petite cervelle dans la case “à refaire”. Servie classiquement caramélisée, j’ai choisi de la revisiter en remplaçant la cassonade “brûlée” par une couche fine de chocolat.
Voui … Je suis toujours coincée sur cette association chocolat / marrons qui me fait complètement craquer !

Crème vanillée, fine couche de chocolat & crème de marrons

Ingrédients pour 6 ramequins :
35 cl de crème liquide entière
15 cl de lait
1 c à c d’arôme naturel de vanille
3 jaunes d’oeuf
30 gr de sucre
100 gr de crème de marrons sucrée
80 gr de chocolat noir à 64% de cacao

Préchauffer le four à 140°C avec un plat à bain marie rempli d’eau.

Dans une casserole, faire chauffer le lait et la crème. Ne pas faire bouillir. Ajouter l’arôme naturel de vanille.

Dans un saladier, battre les jaunes d’œufs et le sucre. Verser le mélange crème / lait / vanille tiède sans cesser de battre. Filtrer la préparation dans une passoire fine. Ecumer un peu la mousse pour avoir une surface lisse.

Déposer une c à s de crème de marrons au fond des ramequins. Recouvrir avec la préparation et cuire au bain marie pendant environ 45 minutes.

Faire fondre le chocolat au bain marie. En napper les crèmes d’une fine couche. Laisser les crèmes refroidir un peu avant de les napper de chocolat. Et éviter, comme moi, de faire une couche trop épaisse car c’était un peu difficile à casser … un peu un carnage !

Laisser les refroidir au réfrigérateur quelques heures. Déguster frais.