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Archive pour septembre 2008

Amandiers fondants aux prunes … sans beurre …

Parce que je l’ai oublié ! Au moment d’enfourner, j’ai aperçu mon ramequin de beurre fondu sur un coin de mon plan de travail … Trop tard ! c’était très bon même si je préfère avec le beurre.

Il faut dire que mon week-end a été plutôt chargé. J’ai partagé mon temps entre la cueillette et la cuisine. Ma fuite des premiers flocons de neige ayant interrompu le ramassage des groseilles, il a fallu y retourner car la récolte était trop maigre. Et comme des framboises traînaient par là, on a crapahuté pour en ramasser quelques poignées … Ensuite, la transformation en gelée m’a pris plusieurs heures. Et j’ai enchaîné sur la réalisation de la confiture de prunes …
Mais dés l’opération de dénoyautage, le ras le bol m’a submergé ainsi que le besoin de me préparer une petite gourmandise / récompense que je pourrais déguster très vite. Classique ! c’est l’effet “confiture maison” et son point de rupture où les fruits que je tiens dans les mains atterrissent dans un gâteau sous peine que les confitures ne voient pas le jour. :)

Amandiers fondants aux prunes

Ingrédients pour 6 muffins :
- 280 gr de prunes + 3 prunes
- 125 gr de poudre d’amandes
- 1 c à c de poudre à lever
- 2 oeufs
- 80 gr de sucre
- 3 c à c de cassonade

- En option : 60 gr de beurre fondu
- Pour la déco : quelques amandes effilées et du miel.

Préchauffer le four thermostat 6 (180 °C).

Etaler la poudre d’amande sur une plaque à pâtisserie et enfourner quelques minutes le temps que la poudre colore. Verser la poudre d’amandes dans un saladier et la laisser refroidir. Baisser la température du four à 160 °C.

Laver et dénoyauter les prunes. Mixer finement 280 gr de prunes et réserver 6 demi prunes intactes.
Ajouter les oeufs, le sucre, la levure. Et le beurre si vous choisissez cet option. Mixer pour mélanger puis ajouter cette préparation à la poudre d’amandes. Mélanger sommairement.

Dans des moules à muffins, beurrés si nécessaire, déposer dans chaque alvéole, ½ c à c de cassonade et ½ prune. Verser dessus la préparation jusqu’en haut des moules.
Enfourner 30 à 35 minutes.

Servir avec quelques amandes effilées grillées et un sirop “vite fait” de miel. 2 c à s de miel mélangée à 2 c à s d’eau et chauffé quelques minutes.

Du changement visuel

Ce tout petit épisode neigeux a résonné comme une alerte, pour me rappeler que, dans quelques semaines, je ne pourrais plus prendre de photos en extérieur. J’avais fait ce choix par facilité bien que sachant qu’il ne serait que de courte durée en raison du climat.
Je tente donc (je m’entraîne !) de faire mes photos en intérieur … je m’applique mais c’est pas encore gagné, ça part un peu dans tous les sens ! ;)

Pain moelleux à la ricotta

Je me suis bien amusée avec les pains sans pétrissage ou les petits pains express … mais j’aime particulièrement faire mes pains à la main, de façon traditionnelle et sentir la pâte se transformer sous mes doigts. C’est une des raisons pour lesquelles je n’ai pas de MAP et je n’en veux pas ! L’autre étant qu’à la maison, nous ne sommes pas des gros mangeurs de pain mais sommes assez intransigeants sur la qualité. J’ai la chance d’avoir un boulanger exceptionnel, très créatif et qui cuit ses pains au feu de bois. Je n’imagine pas une seconde me priver de son(ses) excellentissime(s) pain(s).

J’ai découvert le pain à la ricotta lors d’un séjour à Monza, dans les environs de Milan. Servi au petit déjeuner, ce pain moelleux m’avait laissé un excellent souvenir. Ce jour-là j’avais également découvert une machine à presser les oranges absolument incroyable ! En appuyant simplement sur une touche, un robot s’animait, ses bras mécaniques entraient en action pour couper les oranges et les presser. Seulement 2 minutes suffisaient à obtenir un jus frais. Un truc de fou ! 

Je me suis enfin décidé à réaliser ce fameux pain à la ricotta. J’ai fait des recherches sur le Web et j’ai arrêté mon choix sur cette recette proposée par un très joli blog Italien de cuisine. 
J’ai un peu modifié les proportions. Le résultat est à la hauteur de mon souvenir. Cela ressemble un peu au pain au lait, moelleux et avec une mie très aérée. 

Spécial dédicace à celle qui pense que je ne suis pas assez ultra courageuse pour faire un pain “à la mano” :)

Pain à la ricotta

Ingrédients : 
- 275 gr de farine type 55
- 1 c à c de sucre
- 125 gr de ricotta
- ½ sachet de levure de boulanger (3,5 gr)
- 20 gr d’huile végétale*
- 1 c à c de sel
- eau

En option : une pincée de cannelle (je ne l’ai pas mise)
*la recette original indique “olio evo” mais je ne sais pas ce que c’est … 

 
Dans un saladier, mélanger 125 gr de farine avec la levure et le sucre. Ajouter 100 gr d’eau. Mélanger, couvrir de façon hermétique avec du papier film et laisser reposer 2 h ou jusqu’à ce que le mélange ait triplé de volume.

Ecraser la ricotta avec une fourchette pour l’assouplir et l’ajouter à cette pâte levé. Mélanger jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène. 

Mélanger 1 c à c de sel dans 50 gr d’eau tiède. La cannelle si vous souhaitez parfumer le pain, puis l’huile. Mélanger.

Mélanger ensemble la pâte levée à la ricotta, le mélange eau / huile et la farine restante (150 gr). Pétrir une dizaine de minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien élastique. Ajouter un peu de farine si elle est trop collante. Couvrir et laisser reposer ½ h.

Abaissez délicatement la pâte pour chasser l’air. Huiler la pâte, la fariner et former le pain. J’ai fait une boule que j’ai déposé dans un moule rond tapissé de papier sulfurisé. Laisser lever une heure ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.

Préchauffer le four à 200°C avec un récipient contenant de l’eau.

Juste avant d’enfourner, la recette originale indique de fariner et faire des coupures avec une lame. Je ne l’ai pas fait car je n’ai pas de lame qui coupe suffisamment bien. 
Enfourner et cuire 30 à 40 minutes. 35 minutes pour moi. Laisser refroidir sur une grille. 

Tourtons du Champsaur “maison” à la tomme de brebis & premiers flocons de … neige !!!!

He non, cela n’est pas un gag, je ne suis pas en train de faire le couillon avec du sucre glace ou assimilé. Hier je vous parlais de mon choc thermique mais aujourd’hui, c’est de grand traumatisme qu’il s’agit ! :o

Parce que, ce midi, j’ai vu la neige !! et j’ai senti la caresse glaciale des flocons sur mes joues … alors que, bien tranquillement, je ramassais des groseilles sauvages vers 2000 m d’altitude, dans la haute vallée de la Clarée. Bon d’accord, les flocons étaient pitchouns et pas bien vaillants mais c’était quand même de la neige ! Et, croyez-moi, je n’étais pas du tout préparée. A peine avais-je vu et senti les premiers flocons que j’ai pris mes clics, mes clacs, mes groseilles et je suis rentrée dare dare chez moi. :( (

Non mais, j’hallucine, un 26 septembre, de la neige … Faut être né montagnard pour vivre ici, c’est sur ! 
Bien au chaud, je vous ai pris une photo du sommet, enneigé par cette première petite chute, que j’aperçois de la fenêtre de ma cuisine. 

Mais revenons à nos tourtons. Il s’agit d’une spécialité alpine que j’avais envie de vous faire découvrir. 
Le tourton est né au milieu du XIXe siècle dans la vallée du Champsaur (à côté de Gap). À cette époque, la culture de la pomme de terre y représentait l’essentiel de l’activité et a inspiré cette recette de petits coussinets de pâte très fine, fourrés de pomme de terre et de fromage de pays, et frits. 
A l’époque, ces “coussins du petit Jésus” ne s’invitaient qu’au repas de Noël  et chaque famille garde secrète sa propre recette, authentique et inimitable, et ne la transmet que de génération en génération.
Aujourd’hui sa dégustation s’est démocratisée et on trouve de nombreuses variantes : le reblochon, épinard, chèvre, viande et pour les sucrés pruneau, pomme, chocolat ou framboise. 

Les photos des tourtons datent d’hier … quand c’était pas encore l’hiver ! 

Tourtons du Champsaur “maison” à la tomme de brebis

Ingrédients pour une douzaine :
250 gr de farine
75 gr de saindoux
1 oeuf
4 c à s d’eau tiède
sel

250 gr de pommes de terre
50 gr de tomme de brebis bien « faîte » 
Un peu de lait
Sel et noix de muscade

Eplucher et faire cuire les pommes de terre. A la vapeur ou à l’eau, comme à votre habitude.

Mettre les pommes de terre encore chaudes dans un saladier, les écraser au presse-purée et ajouter un peu de lait pour obtenir une purée épaisse. Saler mais pas trop car le fromage est déjà salé et râper un peu de noix de muscade. Ajouter le fromage de brebis coupé en petits morceaux. 

Dans un robot, mettre la farine, le sel et le saindoux. Mixer jusqu’à obtenir une texture sableuse. Ajouter l’oeuf et l’eau. Mixer par pulsation jusqu’à ce qu’une boule se forme.

Fariner légèrement le plan de travail. Etaler finement la pâte et, avec une roulette crantée, découper des rectangles d’environ 5 ou 6 cm de large sur 10 ou 12 cm de long. 

Pour chaque rectangle de pâte, déposer un peu de farce d’un coté en laissant un espace tout autour pour la soudure. Mouiller les bords et replier la pâte sur la farce. Bien presser. 

Les frire quelques minutes. C’est assez rapide, 2 ou 3 minutes sur chaque face. 
Déguster chaud avec une salade verte. 

Croquettes moelleuses au poulet, courgettes & estragon … Recyclage des restes de poulet

Changement de décor, d’ambiance et de températures ! Oula … départ de Marseille avec 23°C et 3 heures plus tard, plus que 8 … Et bing ! un petit choc thermique.

Pas trop le temps de cuisiner depuis 2 jours aussi le poulet rôti tout prêt de Monsieur le boucher a été le bienvenu. Mangé tout juste sorti de la rôtisserie, il est croustillant à souhait et bien moelleux. Seulement, pour un tête à tête, un poulet entier cela fait un peu “maous”. Comme je n’aime pas resservir un poulet à moitié estropié par un premier service et desséché par un réchauffage, j’ai mes petites recettes de recyclage. Dont deux devenues traditionnelles et très appréciées. Une en version riz pilaf aux oignons et l’autre étant ces petites croquettes. 

Croquettes moelleuses au poulet, courgettes & estragon

Ingrédients :
150 gr de chair de poulet cuit
250 gr de courgettes
50 gr de fromage type St Moret
1 oeuf
1 tranche épaisse de pain
1 gousse d’ail
2 échalotes
Un peu de bouillon de volaille (pour imbiber le pain)
Poudre d’amandes et parmesan (pour paner les croquettes)
Quelques feuilles d’estragon

Mettre le pain à tremper dans le bouillon de volaille. Ou dans du lait si vous préférez.
Laver et râper les courgettes. 
Eplucher et émincer les échalotes. Les faire revenir dans une poêle avec un peu d’huile d’olive. Ajouter les courgettes et laisser cuire à feu vif jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Saler et poivrer. Ajouter l’ail écrasé et l’estragon. Pour le dosage de l’estragon, j’en mets seulement 4 ou 5 feuilles ciselées car je trouve le goût puissant et je n’aime pas que cela masque trop les autres saveurs. Faîtes à votre goût.
Ajouter la chair de poulet émiettée et le pain essoré. 

Dans un saladier, battre l’oeuf avec le fromage.  Ajouter le mélange poulet / courgettes. Bien mélanger. La préparation est assez molle, c’est normal.
Se mouiller un peu les mains et former des croquettes. Les passer dans un mélange constitué à moitié de poudre d’amande et moitié de parmesan. Les faire dorer à la poêle. 

J’ai attrapé un petit rayon de soleil … ça fait du bien ;)